CONCLUSIONS
Les observations que nous avons recueillies dans la région nantaise ne font que s’ajouter à toutes celles qui ont été publiées dans les diverses régions de France. Là comme ailleurs, la fréquence de la maladie paraît s’accentuer à mesure que l’on sait mieux la reconnaître. Faut-il conclure à l’acrodynie, affection nouvelle ou n'est-il pas plus vraisemblable de penser que bien des cas plus anciens ont passé inaperçus ?
Nous pensons que dans l’acrodynie il y a atteinte du système neuro-végétatif par un virus neurotrope voisin de celui de l’encéphalo-myélite. En l’absence de protocoles anatomo-pathologiques nous avons apporté des arguments étiologiques et cliniques qui sont en faveur d’un rapprochement entre ces deux affections.
La notion de contagion, niée par beaucoup d’auteurs, nous a paru certaine dans une double série de cas familiaux, et nous pensons, en conséquence, que l'isolement des acrodyniques, chaque fois que cela est possible, est une mesure prophylactique indispensable.
La description des formes frustes ou atypiques