A MONSIEUR LE PROFESSEUR AGRÉGÉ ARNOZAN
Médecin des Hôpitaux.
https://archive.org/details/1A41549625 0083
LNR:OD'UCTION,
Quelques années à peine se sont écoulées, depuis que l’application du massage aux fractures a été, sinon faite pour la première fois, du moins remise en honneur, et déjà un travail d'ensemble (Thèse de Maison, Paris, 1887) a été publié sur la question.
Je n’ai eu connaissance de cette thèse qu'après avoir élaboré la mienne. Aussi bien lui ferai-je de fréquents emprunts. Si je me suis hasardé à écrire cet opuscule qui n’a l’air que d’être une paraphrase mal déguisée de l’œuvre de mon devancier, c’est que je revendique, malgré tout, un certain mérite, quelque léger qu'il puisse paraître.
À défaut de thème nouveau, ou de variantes sur un thème ancien, je me suis attaché à observer scrupuleusement les malades que j'ai traités par le massage. En outre, refusant toute intervention étrangère, quoique les offres, je dois le reconnaître, fussent uniquement guidées par la bienveillance, j'ai massé moi-même et toujours tous les patients qui font le sujet de mes observations personnelles. J'ai donc pu suivre pas à pas les modifications de chaque jour.
C'est un faisceau de faits que j'ai eu l'intention de présenter : aussi m'en suis-je tenu à la clinique et rien qu’à la clinique.
Dans la première partie qui tient lieu d'historique, je mentionne les cas de massage publiés ou l’opinion des auteurs à ce sujet.
La deuxième est consacrée à la relation de mes observations
personnelles.
Lan ss
Dans la troisième, je m'appuie sur les faits mentionnés dans les deux premiers chapitres pour décrire les avantages du massage et discuter les objections qu'on a faites ou qu’on pourrait faire à cette méthode.
La quatrième renferme un exposé sommaire de la technique du massage.
Enfin je termine par les conclusions.
Ayant commencé mon stage à l'hôpital, sous les auspices de M. le professeur Lanelongue, je n’avais qu'une seule ambition, c'était de clore mon internat sous ses ordres : mes vœux ont été plus qu’exaucés, et je remercie mon éminent maître de l'extrême bienveillance avec laquelle il m'a toujours traité, bienveillance dont il fait encore preuve aujourd'hui, en acceptant la présidence de ce trop modeste travail.
Utile dulci miscere,
n’est pas chose facile dans l’enseignement, même dans l’enseignement médical. M. le professeur agrégé Lande, médecin des Hôpitaux, a trop bien justifié à mon égard le vieil adage pour que je ne lui en exprime toute ma gratitude.
Oublier les maîtres avec qui j'ai eu le regret de rester moins longtemps, M. le professeur Demons, MM. les professeurs agrégés Piéchaud, Boursier, Arnozan, serait l’œuvre d’un ingrat et la reconnaissance me rappellerait vite au devoir.
HA QG