‹ Quelques cas de Mononucléose infectieuse avec éruptionChapitre 12 sur 22 · FORMES ATYPIQUES PAR LEUR ÉVOLUTION · texte numérisé non relu

FORMES ATYPIQUES PAR LEUR ÉVOLUTION

Formes frustes. — I] est des cas atténués, écourtés, d’une durée de 2 à 3 jours, avec fièvre peu élevée, légère angine, adénopathies discrètes, rate à se : peine palpable. < N

Il semble exister des formes cliniquement inapparentes et que seules les recherches biologiques permettent d'identifier.

Dans les formes ambulatoires ou ,frustes le de gnostic est fait à l’occasion d’un examen hématologique pratiqué, par exemple, pour une asthénie 2 5 inexpliquée : les résultats de cet examen font pra- FD tiquer la réaction sérologique spécifique. \ °4

L'existence de formes inapparentes ne pourrait ètre prouvée que par examens sérologiques systéma- a tiques, pratique non justifiée par da bénignité habituelle et la rareté Dire de Ia mononucléose infectieuse.

Il faut peut-être voir dans ces formes inapparentes le lien entre les cas sporadiques de la mononucléose infectieuse, notion qui cadrerait avec le caractère infectieux et transmissible de la maladie. .

Hu

JRMES GRAVES A L'OPPOSÉ DES FORMES FRUSTES 2 rs. )! £ C2 dE & Ces formes : qui s ‘accompagnent de signes géné- 4 graves, nee sévères, Ces volu-

te. aiguë en l'absence d° une te serrée

du syndrome hématologiques Mais l’évolution se fait classiquement joujours ne D que soit le traitement institué. | Pourtant on a publié des cas mortels qui pa- Por raissent bien avoir été authentifiés par la réaction - de PAUL, BUNNELL et Davinsonn. Dans certains cas, pal est vrai, c'est à une complication infectieuse sura- 2 joutée que l'issue fatale a pu être attribuée, otite

é suivie de NE à streptocoques, par exemple.

ei Ces faits ne sont d’ailleurs pas rares dans l’évo-

ASE des maladies infectieuses. On a signalé (Le- mierre) en association à une Mononucléose Infec-

FON. Douce ve

4 CAT infections à pyocoques.

PDeux Otites moyennes, dont une bilatérale, suivie de Septicémie streptococcique mortelle.

Une Angine diphtérique suivie de Polynévri-

te, dans ce dernier cas, il est vrai, la Mononucléose Ce n'avait pas élé contrôlée sérologiquement.

D'autres cas d’ Angine avec présence de Bacilles

<. Diphtériques, mais Réaction de Schick négative,

ont pu être rapportés à une Mononucléose Infec- ‘70 tieuse chez des malades Porteurs de Germes.

: On conçoit la difficulté de certains diagnostics,

qui, sans doute, ne sont souvent même pas soup-

çonnés, la gravité si différente de l’évolution des

2 eejhons faisant pratiquer systématiquement la

sérothérapie antidiphtérique idès que aspect des fausses membranes fait évoquer le bacille de Lé&ffler.

Pourtant cerlains auteurs ont attiré l'attention sur [a porRe Evolution Mortelle par localisation de la Mononucléose Infectieuse elle même sur le Nevraxe ou ses env eloppes ; certaines statistiques étrangères comptant jusqu'à 25 % de décès.

La pratique systématique de la Rédaction dé p, Bunnez et Davinsonx permettrait sans doute le diagnostic plus fréquent de ces cas graves qui paraissent d'ailleurs exceptionnels en France.

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