DORTOIRS
Dans les dortoirs, les surveillants doivent exiger le silence le plus absolu. Il faut avant tout que la morale et la propreté y “ee La surveillance doit être rigoureuse. On séparera les élèves 9 5 pourraient être dangereux les uns pour les autres. Cette séparation devra toujours être faite avec la permission de M. le Directeur. On aura soin de faire coucher et lever les élèves à heure fixe. Lorsque les lampes sont éteintes, tous les élèves doivent être au lit. Les surveillants ne doivent se coucher que lorsque les élèves sont endormis et ils doivent être habillés au lever des élèves afin d’être prêts à dire le Benedicamus Domino lorsque sonne le réveil.
| surveillants doivent toujours exiger un billet de M. le Directeur de la part de tout élève arrivant en retard au dortoir.
Un surveillant ne doit s’absenter du dortoir e e une raison grave et seulement pour quelques instants. Il doit avertir son confrère d'avoir l’œil sur la partie du dortoir réservée à sa surveillance.
Le premier maître de salle, ou le premier régent, est le seul autorisé à accorder les permissions d’aller au dortoir pendant le jour; les élèves reçoivent de lui seulement la clef du dortoir dont la porte doit toujours être fermée à clef. II serait à désirer qu'un mattre accompagnât toujours un élève obligé d’aller au dortoir pendant la journée.
BORTIES
Il ne faut jamais permettre aux élèves d'aller aux chambres des séminaires ou des prêtres sans la permission de M. le Directeur des élèves, et les séminaristes ne doivent pas avoir d'élèves à leur chambre sans la permission de M. le Supérieur, 5
Il n'y a d'exception que lorsque les élève demandent à se confesser — ce qu'ils peuvent faire facilement tous les soirs à la chapelle — ou à traiter quelque affaire imprévue ou extraordinaire ; dans ce cas les élèves doivent faire avertir le prêtre qu ils désirent voir d’aller les chercher lui-même. FÉ
Les élèves ne vont au parloir que pendant les récréations. Pendant les études et les classes, il leur faut avoir la permission de M. le Directeur. A la fin des récréations les élèves doivent revenir à la communauté.
Les portiers seuls appellent les élèves au :
parloir.
Régulièrement le père, la mère, les frères, les sœurs, les tuteurs ou les protecteurs peuvent seuls voir les élèves au parloir.
Aucun élève ne peut sortir en ville sans la permission de M. le Directeur ou de celui qui le remplace. Il faut tenir compte du temps de la sortie et de la rentrée de ceux qui ont
obtenu la mission de sortir. Si le premier surveillant est obligé de s n il doit informer 8 qui le remplace des permissions accordées et du temps assigné à chaque élève par M. le Directeur
Si un professeur a besoin d envoyer en 3 un élève en ville, il doit en poor obtenu préalablement la permission de M. 1 Directeur ; il doit faire en sorte que cet dre ne perde ni classe, ni étude ; il s efforcera de
ne pas toujours s’adonner à envoyer le même
élève.
Il faut prendre garde que personne n’appor du tabac, des livres dangereux ou des issons enivrrntes ; il faut surveiller les externes et ceux qui prennent leurs repas en ville qui pourraient aire. de la contrebande. Il serait bon de visiter les vestiaires (où aucun élève ne doit jamais aller sans permission), les salles et les dortoirs, afin de s’assurer que l’on respecte’ bien le règlement à ce
sujet.
REFECTOTRE
Au réfectoire le silence le plus absolu doit être observé jusqu’à ce eee celui qui préside ait donné Deo gratias. s élèves ne doivent pas quitter leur place. Ils doivent s’adrésser aux servants de table pour ce dont ils ont besoin. Ils doivent se garder de parler ou de rire trop fort, ce qui est une marque de mauvaise éducation. ‘Ils doivent éviter tout
ce qui blesse la bonne tenue, comme de porter
leur couteau à la bouche, de gesticuler avec leur couteau, leur fourchette ou leur cuillère, de broyer leurs aliments la bouche ouverte, au risque d’éclabousser leurs voisins et de laisser paraître dans leur bouche un morceau de pomme de terre, nageant dans une cuillérée de lait et se heurtant à une bouchée de viande, ce qui peut donner des haut-le-cœur aux camarades ; de laisser entendre un petit claquement ressemblant à celui de l’animal habillé de soies content de dévorer sa portion.
On accoutumera les élèves à ne pas charger leur assiette de trop de mets, à ne pas mordre dans leur pain, mais à le rompre, à n’en prendre qu’un seul morceau à la fois. Ces détails nous semblent nécessaires, car c’est à table que l’on juge souvent de la bonne éducation.
La serviette doit être sur les genoux et on ne doit pas verser son thé ou son café dans sa soucoupe pour les laisser refroidir.
on devra