INTRODUCTION
Nous avons eu l’occasion au cours de notre stage dans le service de clinique médicale infantile dirigé par M. le Professeur Deherripon, d'observer quelques cas d’acrodynie infantile. Il nous à paru intéressant d’en rassembler ici les observations et d’en tirer, si possible, quelques considérations. Cette affection est encore bien mystérieuse et 1l est difficile de la classer dans le cadre nosologique, ignorants que nous sommes de son étiologie, de sa nature véritable, des lésions qu’elle crée. Bien des hypothèses ont été proposées : aucune ne satisfait pleinement l'esprit. Ce ne sont pourtant pas les vbservations qui manquent. Car depuis que l’attention des médecins à été attirée sur cet état morbide, partout de nouveaux cas ont été publiés. Mais seule la symptomatologie est claire et il reste beaucoup à savoir sur les autres chapitres de la question. Nous n’avons pas la prétention d’épuiser le problème, ni même d'apporter quelque pierre importante à la construction de l’édifice… trop heureux si nous avons pu nous-mêmes connaître un peu mieux une maladie que nous aurons peut-être à diagnostiquer et à traiter au cours de notre vie de praticien.
Après quelques mots d’historique, notre intention est d’ordonner, si possible, les différents et principaux symptômes de cette affection. Pour ce faire, nous étu-