‹ Quelques Considérations à propos du CongrèsChapitre 23 sur 62 · ONE · texte numérisé non relu

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ciel par l’opération de Baldwin Mori? Pour répondre à cette question, voyons ce qu'est cette opération. En voici une observation tirée d’un article du D°' H. Bon

« Notre confrère, le D’ Chaton, a pratiqué dernièrement avec succès une opération assez complexe dite de Baildwin-Mori, dans un cas d'absence congénitale du vagin. L'opérée et son mari en ont été très satisfaits.

« Cette opération consiste à faire une laparotomie, à sectionner et à abaisser une anse d'intestin grêle munie de son mésentère et à l’implanter au périnée pour former un vagin artificiel. L’extrémité interne est fermée en cul-de-sac; toutefois, hypothétiquement, elle pourrait être reliée à un utérus si, par hasard, les organes génitaux internes étaient suffisamment développés. » Cette dernière hypothèse, continue l’auteur, ne s’est pas encore réalisée dans les 42 cas opérés jusqu'à ce jour. Donc, en définitive, on obtient un cul-de-sac dans lequel peut être pratiquée l’intromission et le reste, mais sans que les suites possibles du geste procréateur puissent se développer, ce dont on était certain physiologiquement à l'avance. Cette opération est indiquée, certes. Dans certains cas, elle a permis de découvrir que la soi-disant femme était un homme, mais il semble que le cul-de-sac ainsi obtenu par l’art ne peut vraiment pas être assimilé au Vas naturale. Il permet le plaisir charnel, mais ce plaisir charnel peut être assimilé à celui des invertis.

(1) Loc. cit.

DER HS RES

On pourrait même, à la rigueur. pratiquer une telle opération sur un homme parfaitement constitué et le transformer en une soi-disant femme.

La question est délicate. Dans les cas de mariage avec une femme sans vagin, M. H. Bon conseille, avec l'Eglise, l’annulation ou la continence plutôt que l’opération, et il termine son article très savant par la remarque suivante qui est à retenir :

« Nota. — Cette communication (sur l'opération . de Baldwin-Mori) présentée au Comité (de la Société Médicale de Saint-Luc) de Franche-Comté, dans sa réunion du 31 mars (1914), a donné lieu à une discussion qui a fait ressortir les points suivants

« 1° Deux membres du Comité connaissaient personnellement l’un des trois cas, l’autre un cas d’absence congénitale du vagin (sans compter le cas du D' Chaton), ce qui confirme la fréquence probable de ces cas. Sur ces données, une statistique proportionpelle donnerait plus de 8.000 cas en France. La possibilité et la validation du mariage par l'opération de Baldwin Mori en créant ou maintenant des ménages stériles ne sont donc pas indifférentes au point de vue social de la dépopulation. »

A propos des Hermaphrodites, Haine nous dit que, d'après les Anciens, ils peuvent contracter

(1) Loc. cit., T. IV, p. 195.

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