‹ Quelques Considérations à propos du CongrèsChapitre 32 sur 62 · DÉS PL · texte numérisé non relu

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On les traite, on les améliore, on les guérit en donnant aux femmes malades de l'extrait testiculaire, non pas un extrait total, mais un extrait en grande partie, sinon exclusivement, de l’élément séminifère de la glande (® @), Cet extrait a une action harmonique hétérologue. |

D’autre part, la femme est souvent la cause de l’impuissance de son mari par la frigidité ou par angoisse de l'acte sexuel. « L’angoisse de l’acte sexuel peut conduire la femme, soit à un vaginisme très douloureux, soit à une frigidité qui troublera profondément la bonne entente des conjoints. Chez l’homme, on voit fréquemment survenir l’impuissance. » ().

La femme aime les guerriers. Elle admire leurs uniformes et leur force physique. C'est le cri du sexe. Aime-t-elle leur gloire? Qu'ils soient commotionnés anciens ® à la suite d’explosions de mines ou d’obus, par exemple et atteints ensuite de fatigue et de faiblesse, demandera-t-elle le Congrès ou ce qui le remplace? Je ne le crois pas. D'ailleurs, elles auraient à supporter le poids de critiques équitables.

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Autrefois on critiquait amèrement celles qui

(1) L.-M. PIERRE et A. JOUVE : L'Opothérapie spermatogénique chez la femme.

(2) H. ViGnis : Applications de l'opothérapie testiculaire aux tmoubles gynécologiques. (Bulletin général de thérapeutique, mai 1926.) .

(3) Dr G. PAPILLAULT : Analyse de la race et de l'inconscient. (Conférence au Musée Social, le 14 mai 196, sous Îles auspices de la Société française d’eugénique. 1 |

(4j LERI : les enseignements de la guerre en pathologie cérébrale. (Bulletin de l'Union fédéralive des médecins de réserve, mars 1927.)

SPAS

demandaient ou acceptaient le Congrès. « C’est déjà beaucoup, écrit Bayle (4), que de confesser publiquement qu'on ne peut se contenir. Or toute femme qui intente de tels procès, déclare devant tout le monde qu’elle a ce défaut : elle en livre un acte qui demeure dans les greffes et qui fournit un sujet de railleries à tous les plaisants et même un sujet de crainte au nouveau mari. Car, s’il se trouve obligé à faire de longs voyages on s’il lui survient une longue maladie, quel fond fera-t-il sur la vertu d’une femme qui s’est confessée de son incontinence au vu et au su de toute la terre.

« Notez qu’on ne veut pas dire qu’elles font un tel aveu en propres termes : on sait bien que pour l’ordinaire elles ne parlent que de l’envie louable d’avoir des enfants, mais le public ne se paye pas de cela : il interprète la chose au sens que je marque. »

Les causes médicales profondes sont donc l’impuissance de l’homme, la frigidité de la femme, la satiété, le désir de changer ou bien la déception.

En médecine légale, le mot impuissance est pris dans un sens plus étendu qu'en physiologie et comprend les cas d’absence ou d’atrophie des testicules. Il ne faut pas confondre impu#sance et stérilité. L’impuissance est l’incapacité d’un individu, quel que soit son sexe, d'exercer le coït, tandis que la stérilité est

(1) BAŸLE : Dict, hist. et critique.

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l’impossibilité de féconder ou d’être fécondée. L'impuissance masculine tient à l'absence complète ou à une malformation, à une maladie des organes génitaux ou au défaut d’érection de la verge. L'absence de la verge ou son imperforation entraîne nécessairement l’impuissance, L’hypospadias, la hernie scrotale, la cryptorchidie, l’absence des testicules ne l’entraînent pas. On sait que dans la Rome antique, les dames romaines recherchaient les eunuques par ablation testiculaire. Elles satisfaisaient avec eux leur lascivité sans avoir à craindre une maternité toujours possible. Les maladies par épuisement, les asthénies, les convalescences post-infectieuses, les affections systématisées nerveuses de la moelle ou du cerveau (1), qui désaxent l’activité corticale et exagèrent l’émotivité en rendant l'homme hésitant, craintif, aboulique et versatile, le font déchoir. L’impuissance n'est souvent qu'une forme de la faiblesse générale. Elle est due à l’atténuation de l'initiative cérébrale par la faiblesse physique. Quand il n’y a pas de faiblesse médullaire, de tabes, il faut songer à cette faiblesse. On la traite par l'opothérapie orchitique et par des toniques. Aujourd'hui, le jeune homme dont la requête provoqua l'initiative de la création du Congrès, s’il était tellement impuissant, n'aurait pas été poussé à cette extrémité par sa femme. Il fut allé trouver son médecin qui aurait mis en œuvre pour lui toutes les ressources de lu

(1) KRAFFT:EBING : Psychiâtrie. Trad. Laurent,

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