VALEUR DU CONGRES
Le Congrès était une épreuve insuffisante parce qu'il y a des hommes très bien constitués et normaux qui présentent de l'impuissance passagère, soit pathologique, soit psychologique. D’autre part, certains malades sont atteints d’éréthisme génital.
La crainte, la honte, la haine, la fâcherie rendent l'effet et l’exécution du Congrès très difficile, voire impossible, selon la remarque d’'Ambroise Paré (1).
Dans les cas de stérilité, écrit Buffon (@), on a souvent employé différents moyens pour reconnaître si le défaut venait de l’homme ou de la femme; l’inspection est le premier de ces moyens, et il suffit en effet, si la stérilité est causée par un défaut extérieur de conformation; mais si.les organes défectueux sont dans l’intérieur du corps, alors on ne reconnaît le défaut des organes que par la nullité des effets. Il y
(1) Ambroise PARÉ : Œuvres, Ge édition, livre 28 : Du rapport de l'impuissance de l'homme et de la femme.
(2) BUFFON : Histoire naturelle, T. IV, pages 263 et seq. (Paris, imp. royale, 1752).
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a des hommes qui, à la première inspection, paraissent être bien conformés, auxquels cependant le vrai signe de la bonne conformation manque absolument: il y en a d’autres qui n'ont ce signe que si imparfaitement ou si rarement, que c’est moins un signe certain de la virilité qu’un indice équivoque de l’impuissance. |
« Tout le monde sait que le mécanisme de ces parties est indépendant de la volonté. On ne commande point à ces organes, l’âme ne peut les régir; c’est, du corps humain, la partie la plus animale, elle agit, en effet, par un espèce d’instinct dont nous ignorons les vraies causes : combien de jeunes gens élevés dans la pureté et vivant dans la plus parfaite innocence et dans l’ignorance totale des plaisirs, ont ressenti les impressions les plus vives sans pouvoir deviner quelle en était la cause et l’objet. Combien de jeunes gens, au contraire, demeurent dans la plus froide langueur malgré tous les efforts de leurs sens et de leur imagination, malgré la présence des objets, malgré tous les secours de l’art et de la débauche,
« Cette partie de notre corps est donc moins à nous qu'aucune autre, elle agit ou elle languit sans notre participation, les fonctions commencent et finissent dans de certains temps, à un certain âge tout cela se fait sans nos ordres et souvent contre notre consentement. Pourquoi donc l’homme ne
traite-t-il pas cette partie comme rebelle, ou du