‹ Quelques Considérations à propos du CongrèsChapitre 46 sur 62 · PAM ES · texte numérisé non relu

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Il faut aussi la capacité familiale de créer une famille, de l’entretenir et d'assurer son avenir. Dans des conversations ‘à ce sujet, nous avons entendu émettre l'opinion suivante : À. Pour un individu seul il faut pour ses besoins, un revenu égal à l’unité, c'est-à-dire : 1. B. Pour un homme marié il faut l'unité + 1/2, c'est-à-dire 1 1/2 ou 1,50. C. Pour un enfant en plus, il faut : 11/2+-1/3 de 1 soit 1,50 +0,33 — 1.83. D. S'il y a deux enfants, il faut : 1,83 + 0,33 = 2,16. E. S'il y a 3 enfants, il faut : 2,16 + 0,33 = 279; |

Il y faut une bonne santé parce que, en dehors de toutes les raisons personnelles les intéressant immédiatement, les époux doivent songer à l’hérédité, la mère surtout, car « c’est la mère — les éleveurs le savent — qui a la grosse part; en hérédité, le père, avec son spermatozoïde, donne bien son dynamisme, mais la mère, et cela n’a pas besoin d'explications, à une action à la fois dynamique et humorale ». Sous l'influence de la toxine adultérant les humeurs des parents, l’enfant viendra au monde entaché de tares. L'enfant d’un alcoolique sera un déséquilibré, un impulsif. L'hystérie, la neurasthénie, l’épilepsie, tous les troubles du système nerveux seront son partage, car, comme on le sait, l'alcool ést un poison du système nerveux, de l'intelligence, Non seulement les enfants, mais même les petits enfants de syphilitiques seront intoxiqués par la syphilo-toxine qui se manifeste par les dystrophies les plus variées : « depuis la mort de l'œuf, depuis la tare organique univer-

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selle et la dystrophie totale (monstruosité, nanisme, gigantisme) jusqu'aux manifestations moniosystématiques (rachitisme, faiblesse intellectuelle, épilepsie, idiotie, folie, troubles de l’innervation sympathique, cyanose, refroidissement, empoisonnement thyroidien, myxœædème, troubles de la circulation lymphatique, adénopathies, ectasies), ou mono-organiques (insuffisance viscérale, pulmonaire, hépatique, rénale ou cardiaque), ou même la simple déviation, l’ancmalie d’un organe ou d’une partie d’organe (1. » Les unions consanguines, en accumulant les tares, assombrissent encore l’hérédité. Les lois de Manou, le code mosaique, les lois romaines, les conciles chrétiens, le coran les proscrivaient. Elles expliquent, comme l’ont fait Esquirol, Niebuhr, Spurzheim, et bien d’autres, la décrépitude des castes fermées de l’aristocratie. La syphilis, la tuberculose, l'épilepsie, la maladie de Friedreich; les affections cardiaques (Peter), les malformations physiques amenant l’impotentia cœundi justiciable autrefois du Congrès, les diverses intoxications (mariage possible après la guérison complète) sont des contre-indications au mariage. Dans certains cas de blennhorragie présentant un suintement persistant, il est important que le médecin examine ie candidat et n'autorise le mariage qu'après des examens répétés au microscope corroborés par des cultures; c’est le certificat prénuptial. Les familles devraient rechercher surtout la santé. Cela découle

de ce qui précède et exiger que les candidats des’

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