OBSERVATIONS II ET III D
Helme (Société française de laryngologie, 14 mai 1895)
« Dans la deuxième observation, le même fait se produisit. Si bien que la troisième fois on put prédire l'hémorragie qui se produisit en effet dans la nuit qui suivit l'intervention. Nous avons, de concert avec M. Lermoyez, entrepris des recherches sur le cadavre pour reconnaître le siège de cette saillie anormale de la voûte pharyngée.
S'agit-il du tubercule pharyngien ayant atteint un développement exagéré ou bien se trouve-t-on en présence d’une anomalie de la cloison P Celle-ci se prolonge chez les ruminants jusque dans le cavum qu’elle divise en deux parties. A-t-on à faire ici à un vestige de cloison se prolongeant anormalement en arrière ? » | |
OBSERVATION IV Docteur Lichiwitz (Archives de laryngologie, 1897)
« Le trente-el-un janvier 1895, se présente à nous une jeune fille de douze ans, qui offrait tous les signes probables de végétations adénoïdes.. Nous pratiquons le toucher digital. Cet examen nous fait reconnaître la présence de végétations adénoïdes de grosseur moyenne dont nous conseillons l’ablation.
Celle-ci est pratiquée dans les premiers jours de février sous
bromure d’éthyle avec le pharyngotonsillotome de Schültz. En faisant jouer le couperet de l'instrument, nous percevons un grincement et nous sommes arrêtés par une résistance anormale que nous ne pouvons vaincre qu'avec grand effort. La lame et les tiges conductrices de l'instrument sont retirées faussées. À l’examen de la masse adénoïde enlevée, nous pensions trouver un calcul tel qu'on en rencontre parfois dans
les amygdales palatines. Mais nous vîmes englobée au milieu
des végétations une crête osseuse iriangulaire, longue de un centimètre, large de cinq millimètres, dont la base se trouvait au niveau de la section de la glande de Luschka... L’examen microscopique a donné les résultats suivants : Le débris osseux à l’aspect a’un triangle isocèle, il traverse les végéta-
tions sans y adhérer. Il mesure un centimètre de long sur un
demi-centimètre de large. À l’examen histologique, après ramollissement dans l’acide picrique concentrée, on voit qu'il est constitué en totalité par de l'os vrai, spongieux, sans trace de cartilage ni de substance fibreuse. On ne trouve en aucun point, dans l’intérieur de cet os, de trace de végétations
adénoïdes.