V.— CHARGÉS DE COURS
Chargé du cours de chirurgie orthopédiq
bez l’ e cidents ravi MM. MAUCLAIRE, agrégé. . . . chez sie pour les COURS du trav les mutilés de guerre:et les infirmes ad
tes.
PRE NES EUR EE Stomatologie, CHAILLEV-BERES #0 Éducation physique.
LEDOUX-LEBARD .. . . . Radiologie clinique
Par délibération en date du 9 Décembre 1798, l'Ecole a arrêté que les opinions émi dans les dissertations qui lui seront présentées, doivent être eonsidérées comme propre: leurs auteurs et qu’elle n'entend leur donner aucune approbation ni improbation.
ax LA MÉMOIRE DE MON ARRIÈRE. GRAND- PÈRE | ; LE DocTEUR JULES HELOT
CHEVALIER DE LA Sa D "HONNEUR CHIRURGIEN DES HOPITAUX DE ROUEN
4A re MÉMOIRE DE MON GRAND- PERS
LE DocTEUR PAUL HELOT OTO-RHINO-LARYNGOLOGISTE CHIRURGIEN DES HOPITAUX DE ROUEN
Ne À MON PÈRE Le Docteur René HELOT
MED LCR CHEF DU SERVICE OTO-RHINO-LARYNGOLOGIQUE | DE L’HOSPICE GÉNÉRAL DE ROUEN s
À M. ze Docteur GOSSET
MEMBRE DE L'ACADÉMIE DE MÉDECINE PROFESSEUR AGRÉGÉ A LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE PARIS CHIRURGIEN DE LA SALPÉTRIÈRE GranD Orricier pe LA LÉGron p'HoNNrUR
Qui a bien voulu nous faire le grand honneur de présider notre thèse.
Le Docteur Jacob, médecin-chef de l’école départementale de perfectionnement d'Yvetot pour les enfants anormaux des deux sexes, envoya en 1926, dans le service oto-rhino-laryngologique de l'Hospice-Général de Rouen, huit enfants atteints de gêne respiratoire nasale, pour rechercher chez eux la présence de végétations adénoïdes. Trois de ces enfants présentaient un naso-pharynx très peu développé, à voûte surbaïssée, En présence de ce fait on pouvait se demander si cette conformation de Ia voûte du pharynx n'était pas particulièrement fréquente chez les arriérés. |
Cela ayant attiré notre attention nous avons examiné à l’école d'Yvetot, trente-cinq de ces enfants de huit à dix-huit ans. Chez cinq nous avons trouvé un petit naso-pharynx, mais ce qui nous a le plus frappé c’est que chez douze d’entre eux la cloison nasale se prolongeait dans le pharynx de façon anormale et divisait sa partie supérieure en deux cavités.
‘Mis en éveil par cette anomalie nous l’avons recherchée et trouvée également mais dans une proportion plutôt moindre chez des enfants normaux et chez des adultes. La prolongation de la cloison peut donc diviser la partie supérieure du pharynx en deux récessus dont la profondeur varie avec la hauteur du prolongement de la cloison. Il existe des
cloisonnements Lypiques rares et des cas moins prononcés où la cloison tout en ayant dans le nasopharynx une hauteur plus petite mais anormale peut provoquer des troubles respiratoires et auditifs, gèner l’ablation des végétations adénoïdes et entraver les bons résultats de cefte opération. |
Nous avions pensé faire une étude anatomique de la prolongation du bord postérieur du vomer divisant le naso-pharynx, mais devant l'intérêt clinique que nous avons trouvé à ce sujet en poursuivant nos recherches, nous avons résolu de n’envisager que ce côté pratique de la question. Un eloisonnement du naso-pharynx pouvant, dans certaines circonstances, déterminer des troubles respiratoires et auditifs comparables à ceux qui sont dus à la présence de végétations adénoïdes.
Avant de commencer ce travail, notre reconnaissance va vers notre père dont les conseils nous ont été si précieux pendant nos études oto-rhino-laryngologiques, qui nous a donné le sujet de cette thèse el qui nous a guidé au cours de notre travail.
Nous tenons à remercier M. le Docteur Lubet Barbon, commandeur de la Légion d'Honneur, qui fut l'ami de notre grand-père et le maître de notre père,
pour les leçons si claires et si précises que nous avons reçues de lui et pour la façon aimable dont nous avons toujours été accueilli dans sa clinique. Nous associons à nos remerciements ses collaborateurs les docteurs Weissmann, Veillard, Le Mar: ch’hadour, Fiocre, Labernadie, Chabert.
A notre maître M. le Docteur Fernand Lemaître, professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Paris, Oto-rhino-larygologiste de l'hôpital Saint- Louis, officier de la Légion d'Honneur, nous adressons l'expression de notre sincère gratitude pour l’enseignement clinique et déontologique si intéressant que nous avons reçu de lui et pour la bienveillance qu’il nous a toujours témoignée dans son service. |
Notre souvenir va vers notre premier maître M. le Docteur Jeanne, chirurgien des hôpitaux de Rouen, qu'une mort prématurée a fait disparaître du corps médical Rouennais.
À nos maîtres dans les hôpitaux de Rouen M. le docteur Halipré, chevalier de la Légion d'Honneur, médecin des hôpitaux de Rouen, directeur de l'Ecole de Médecine de Rouen, M. le Docteur Loisel, médecin des hôpitaux de Rouen, M. le docteur Payenneville, chevalier de la Légion d'Honneur, dermatologiste des hôpitaux de Rouen; et à nos maîtres dans les hôpitaux de Paris, nous sommes heureux de pouyoir témoigner notre: recon-
naissance.
Historique
Moldenhawer dans som Traité des maladies du pharynx nasal, Sieur et Jacob, dans leur livre sur l'anatomie des fosses nasales, pour ne citer que ces auteurs, ont signalé la division du naso-pharynx par le prolongement de la cloison nasale. Moure, dans un travail paru dans la Revue hebdomadaire de laryngologie, de 1901, mentionne cette conformation du pharynx : «€ quelquefois quand :l’obliquité du bord postérieur du vomer est assez prononcée, l’extrémité supérieure de cet os formant cloison vient diviser le récessus en deux loges latérales, c’est ce qu'on pourrait appeler des pharynx à récessus biloculaires ». Mais dans ces descriptions des différentes formes de la voûte pharyvngée, il ne s'arrête pas particulièrement sur ces cas.
Escat, dans sa thèse de 1894 : Evolution et transformations de la cavité naso-pharyngienne, remarque que l’inclinaison du bord postérieur du vomerf
(angle palato-vomérien) varie dans le même sens que l’angle facial. Chez certains animaux (les ruminants en particulier) Luschka observe que le pharynx est absolument divisé par la prolongation du septum nasal.
Quelques rhinologistes (Baratoux, Chatellier, entre dutres) ont admis que le bord postérieur du vomer, incliné chez l'enfant se relève chez l’adulte : ces observations dont nous ne contesterons pas la valeur, souffre cependant de nombreuses exceptions, mais il est certain que chez l'enfant le phasynx à voûte surbaissée se rencontre plus fréquemment que chez l’adulte, | = Notons, d’ailleurs, que l’inclinaison du bord postérieur du vomer ne signifie pas toujours division du pharynx comme nous lé ferons remarquer.
Nous ne nous arrêteroms pas à ces différentes théories n'ayant en vue ici que le côté clinique ‘le l question. : k
Des observations parues sur ce sujet au point :le vue de ses rapports avec l’adénotomie seront signalées plus loin dans les observations.
ë * \ Le celoisonnement du naso-pharynx
Nous avons particulièrement en vue, dans ce tra: vail, les cas de cloisonnement du pharynx par inelinaison du bord postérieur du vomer et non les tractus muqueux qu'on peut rencontrer quelquefois. Ces derniers nous ont semblé d’une grande rareté et d’un intérêt moins grand, ne résistant pas au curettage du cavum par les méthodes habituelles.
Nous rappellerons que normalement : «le bord postérieur ou choannal de la cloison nasale est dirigé de haut en bas et d’arrière en avant. Il décrit une légère courbe dont la concavité regarde le pharvnx. Au moment où il va s’arc-bouter au sphénoïde il s'épaissit et se divise en deux éperons compacts qui s’étalent sur la face inférieure du corps du sphénoïde plus ou moins loin renforçant la paroi inférieure de cet os » (Sieur et Jacob).
Dans les cas que nous étudions, la partie postérieure de la cloison se prolonge nôn seulement dans
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L: naso-pharynx sous forme d’un arc-boutant falciforme, mais cette faulx ayant une hauteur d'au moins un centimètre et s'étendant jusqu'à la paroi postérieure divise le naso-pharynx en deux récessus dont la profondeur varie avec le développement en hauteur du prolongement de la cloison.
Nous retrouverons d’ailleurs les deux éperons signalés par Sieur et Jacob à l’état normal ; mais ils sont ici exagérés et prennent souvent, revêtus de leur muqueuse, un grand développement, comme nous le constaterons à propos des moulages du pha- TYnX.
Il faut d’abord remarquer qu’en aucun cas la cloison ne conserve dans le pharynx la hauteur qu’elle avait dans les- fosses nasales. Son bord postérieur
forme toujours une courbure à concavité posté-
rieure et ses dimensions verticales diminuent en se rapprochant de la paroi postérieure du pharvnx.
Nous classerons en deux groupes les cas de prolongement de la cloison divisant le rhino-pharvnx.
Dans le premier nous mettrons les cas typiques où le naso-pharynx est divisé par une cloison haute.
Dans le second nous décrirons les cas moins accentués où la cloison divise cependant la voûte da pharynx. |
GRAND CLOISONNEMENT. — [a cloison nasale :e prolonge dans le pharynx en Y conservant presque
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toute sa hauteur. Le bord postérieur du vomer est à peu près horizontal et le pharynx conserve sa profondeur normale il est donc divisé en .deux grands rÉCessUS,
8 Nous n'avons pas pu pratiquer, dans ces cas, de moulage du pharynx ; mais par comparaison avec d'autres que nous avons faits on peut évaluer la hauteur de cette cloison à un centimètre et demi ; ce sont des observations rares comme nous l'avons déjà dit. Sur deux cent trente-trois individus examinés chez lesquels nous avons fait cette recherche. nous l’avons trouvé une foïs chez un crétin de dixhuit ans. Il serait imprudent d'affirmer que le cloisonnement est une malformation réservée à cette catégorie de malades. Notons que le sujet en question était exempt de malformations craniennes et faciales (observation XI).
PETIT CLOISONNEMENT. — Pour qu'il y ait division du naso-pharynx dans sa partie supérieure, la cloison n’a pas besoin d’avoir une grande hauteur ; ii suffit qu’elle ait encore en arrivant sur la paroi postérieure à peine un demi centimètre, et qu’elle divise la voûte du pharynx en deux récessus.
Sur des moulages du naso-pharynx que nous avons effectués comme contrôle de nos observations, la cloison se présente de la façon suivante au dessus du voile du palaïs on trouve à la partie inférieure des choannes le bord postérieur du vomer mince et tranchant. Ce bord se dirige sous forme
Reproductions de moulages du naso-pharynx des observations VIII et X montrant la cloison qui divise la partie supérieure du pharynx.
À la partie inférieure des figures : le voile du palais. A la partie supérieure : la paroi postérieure du pharynx. En noir ,: les récessus séparés par la prolongation de la cloison. À droite et à gauche, les bourrelets tubaires.