VÉGÉTATIONS ADÉNOÏDES DANS UN PHARYNX PRÉSENTANT UNE CLOISON MÉDIANE
Dans un pharynx divisé par la prolongation du septum on peut rencontrer des végétations. Elles sont situées de différentes façons par rapport à cette
cloison,
1°) Au-dessous de la cloison. Les végétations siègent normalement sur la paroi postérieure du pharynx et au-dessus le cavum est divisé par la cloison, mais sans masses de tissu adénoïde (observation XVI). |
2°) À droite et à gauche de la cloison. On sent par le toucher la crête médiane et les deux culs-desac droit et gauche sont comblés par de petites masses de tissu adénoïde : ce sont des végétations rétrochoannales. Il n'existe pas de végétations sur la paroi postérieure soit que le sujet ait été adénoïdectomisé soit qu’il en ait toujours été exempt.
Il est évident que si l’on opère avec une curette on ne ramènera pas ces végétations à moins que l'instrument n’entame le prolongement de la cloison et ne le fasse sauter. Dans le cas contraire on rabotera avec la curette le prolongement septal et ia masse adénoïdienne siégeant dans les culs-de-sac ne sera attaquée que dans la limite où elle débordera la cloison pharyngée. L'opération sera incomplète. Plus la cloison aura de hauteur, plus importantes seront les masses adénoïdes laissées intactes et moins le résultat opératoire sera satisfaisant (observatioà XXVIIT).
Un toucher pratiqué systématiquement après chaque adénotomie rendrait compte de ces interventions incomplètes. Il faut, dans ces cas, faire un toucher aussi aseptique que possible après désinfection soigneuse de la main.
Le professeur Worms admet dans son rapport au Congrès de la Société Française d’oto-rhino-laryngologie de 1927, que le trajet du courant aérien inspiratoire après avoir suivi la voie du méat moyen gagne la voûte du cavum : il n’est donc pas impossible qu’un obstacle même peu important siégeant à ce niveau soit une gêne à une bonne perméabilité des voies respiratoires supérieures. On voit des enfants opérés de végétations dont la respiration nasale reste peu satisfaisante et chez lesquels deux petites masses de tissu adénoïde restées à la partie supérieure du pharynx apportent seules une gêne au passage du courant aérien (observation XXV).
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3°) À droite, à gauche et au-dessous, de la cloison. On peut trouver des végétalions non, seulement à droite et à gauche de la cloison, mais sur la paroi postérieure du pharynx, et aussi sur la partie inférieure de la cloison ; celle-ci disparaît alors dans le tissu adénoïde et il faut insister au toucher pour la découvrir sous l’épaisseur des végétations. Dans ce cas, l’opération habituelle à la curette. ramènera des fragments adénoïdes mais on ne curettera pas le haut du pharyÿnx si l’on a pas détruit;préalablement le septum naso-pharyngé (observation XV.
Signalons aussi qu'au cours d’une adénotomie à la, curette de Lermoyez il arrive quelquefois que l'opérateur ne puisse pas faire remonter l'instrument derrière le voile du palais autant qu’il l'aurait désiré; il sent une résistance qui empêche le mouvement ascensionnel. Nous avons constaté. dans quelques cas que cet obstacle était dû uniquement, à un prolongement de la cloison nasale dans le pharynx.
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