CONCLUSIONS
1° Le furoncle est une affection parasitaire, ,
2 Les germes pathogènes arrivent dans les glandes pilosébacées, sudoripares et cérumineuses ; ils trouvent là un milieu favorable à leur développement.
: 3° Les poussées successives de furoncles s'expliquent par l’auto-contagion; le furonculeux se contamine lui-même et contamine les autres par le même mécanisme; ce ne serait qu’exceptionnellement, dans les cas graves, que le sang charrierait les microorganismes du furoncle; mais ces germes pathogènes ne se développent pas dans le sang (Pasteur).
4° Vu la nature parasitaire de l’affection, les antiseptiques avaient leur raison d’être dans le traitement; plusieurs ont donné de bons résultats.
Lœwemberg à préconisé l'acide berique.
M. Gingeot s’est fait l’apôtre de la teinture d’iode recommandée par Boinet.
Je me suis bien trouvé de l’emploi du nitrate d’argent.
5° Les auteurs modernes s'accordent pour proscrire sévèrement les cataplasmes émollients, qui entretiennent l'affection.
6° Les purgatifs à outrance, les prétendus dépuratifs du sang ne sont plus conseillés aujourd’hui.
1° Le traitement local suffira pour les furoncles isolés ; si
l'affection est rebelle (furonculose), les antiseptiques à l’in-
térieur seront indiqués ; les préparations sulfureuses à haute
RS + à — 65 .
É dose dès le début et continuées pendant plusieurs semaines, donnent de très bons résultats. :
8° Les soins hygiéniques sont de la plus grande importance; ils consisteront en ablutions fréquentes, bains simples, bains de mer, bains sulfureux ; désinfection à l’étuve des vêtements, etc., etc.
Vu et permis d'imprimer : , | Vu et approuvé: = Montpellier, le 8 décembre 1887. Montpellier, le 8 décembre 1887.
Le Recteur de l’Académie, Le Doyen, Correspondant de l'Institut, CASTAN.