OBSERVATION VI
Andral (Clinique), Thèse de Delotte.
Un maçon entre à la Charité avec tous les signes de la phthisie au deuxième degré, au mois de mai. En juin, au milieu du redoublement fébrile du soir, il fut pris d’une vive douleur au niveau des dernières fausses côtes gauches ; cette douleur persistait le lendemain matin, la respiration était courte, accélérée, entièrement costale.
Hémoptysie; la douleur diminue les jours suivants, mais ne cesse pas. Dès Je commencement de juillet la douleur ne se farsait plus-sentir que dans les mouvements brusques, la toux et les grandes inspirations. :
La respiration, beaucoup plus gênée que chez la plupart des
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phthisiques, s’exécuta toujours par le seul mouvement des côtes.
Mort à la fin de juillet.
Autopsie. — Lésions tuberculeuses dans les deux poumons. A gauche, la base des poumons adhère solidement au diaphragme, les adhérences détruites, on découvrit un vaste foyer purulent qui existait à la fois dans la poitrine et dans l’abdomen. Là le diaphragme présentait une perforation d’un pouce et demi, à travers laquelle le pus qui, vraisemblablement s'était formé dans la plèvre, avait passé pour pénétrer dans l’abdomen. Le pus semblait avoir repoussé au devant de lui le péritoine : logé entre la rateet les parois de l’abdomen, il était limité de toutes parts par des brides
celluleuses étroites qui lui formaient une sorte de poche.