‹ Quelques considérations sur la séreuse péritonéaleChapitre 16 sur 17 · HAS · texte numérisé non relu

HAS

Dans cette expérience, nous avons cherché à nous rendre compte des modifications que les gaz, répandus dans la cavité abdominale, pouvaient apporter à la transmission des bruits cardiaques et pulmonaires. Une auscultation attentive ne nous a pas permis de constater de modifications assez sensibles pour que nous puissions les signaler ici. Toutefois, il nous a semblé que la transmission de ces bruits s’effectuait, du côté de l’abdomen, dans des limites plus étendues après l'injection qu’à l’état normal.

Expérience XII Injection d'une solution de bensoate de soude.

Chien de chasse de 13 k. 800. Le 6 juin, nous préparons un litre d’une solution de benzoate de soude avec 2 gr. d'acide benzoïque dissous dans l’eau bouillante et à laquelle nous ajoutons quelques gouttes de lessive de soude jusqu'à réaction alcaline. j

À 4 heures du soir on injecte la solution. Û

Une heure après l'opération, surviennent des vomissements avec efforts qui ne cessent que lorsque l’animal a rejeté tout ce que contenait son estomac.

Le lendemain, 7 juin, l'animal se ressent peu de l'opération. L’abdomen, non douloureux à la pression, renferme encore une certaine quantité de liquide, bien que l'absorption soit déjà avancée.

Le 8 juin, on tue l'animal au moyen d’une injection d'huile dans la jugulaire.

À lautopsie, on constate que la cavité ne contient pas une goutte de liquide.

Le péritoine présente une teinte rouge uniforme assez accusée. Le grand épiploon présente également une congestion assez notable.

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De l’ensemble des faits relatés dans notre travail, et des résultats fournis par nos expériences, nous croyons pouvoir tirer les conclusions suivantes :

1° La susceptibilité inflammatoire du péritoine, en présence de certains épanchements, notamment de sang et même de bile est beaucoup moins accusée qu’on ne le croyait autrefois. |

Chez les chiens, des solutions plus ou moins concentrées de glycose, de saccharose, et de sulfate de soude, déterminent à peine une légère congestion de la séreuse, n’allant pas jusqu’à la péritonite.

2° En l'absence de toute inflammation de la séreuse, les opérations pratiquées sur le péritoine des chiens, amènent toujours, comme on le sait, un abaissement plus ou moins marqué de la température, en même temps qu’une accélération simultanée des battements du cœur et des mouvements respiratoires.

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C’est là un résultat constant et que nous avons observé dans toutes nos expériences.

3° La séreuse péritonéale est douée d’un pouvoir absorbant des plus énergiques. Nous avons vu, en effet, en moins de 24 heures, de 18 heures même, le péritoine absorber un litre et quelquefois même davantage de différentes solutions.

4 L'élimination des différentes substances que nous avons employées pour les injections intra-péritonéales, s'est toujours accompagnée d’une: albuminurie, plus ou moins accusée, selon la substance employée. L'élimination du glycose et de la saccharose détermine une albuminurie légère.

L'élimination du sulfate de soude fait apparaître dans l'urine des quantités notables d’albumine.

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