INTRODUCTION
Ayant eu la bonne fortune de servir d’aide à M. le professeur Tédenat dans deux opérations de lithotritie pratiquées l’une sur un garçon de 14 ans, l’autre $ur une petite fille de 9 ans, et ces opérations ayant été toutes deux couronnées de succès, nous avons résolu, sur les conseils de notre Maître, de faire, à l’occasion de notre thèse inaugurale, une étude comparative sur la lithotritie et la taille chez les enfants.
Exposer ces deux méthodes opératoires, en rechercher les avantages et les inconvénients, mettre en regard les résultats obtenus de chaque côté, pour conclure ensuite en faveur de l’une ou l’autre opération, tel a été notre but. Un pareil sujet, nous ne saurions nous le dissimuler, aurait exigé de notre part, pour être traité d’une façon véritablement complète, de nombreuses qualités d'exposition et de composition, des connaissances étendues et variées, une expérience affermie par une longue ét sérieuse pratique, toutes choses que nous sommes bien loin de posséder. Aussi, réclamerons-nous de nos Juges toute leur indulgence, espérant qu’ils nous sauront gré des efforts que nous avons faits pour préparer ce modeste travail.
Nous diviserons notre sujet en cinq chapitres.
Dans le chapitre I, nous donnerons quelques considérations générales sur le calcul vésical chez les enfants.
Le chapitre Il aura trait à la lithotritie, à ses difficultés et à ses accidents.
4 1 ir
Le chapitre III sera consacré aux divers procédés de taille et à leurs inconvénients.
Le chapitre IV comprendra l’étude comparative des deux méthodes.
Dans le chapitre V, nous étudierons ces deux opérations chez les petites filles.
Enfin, nous terminerons notre travail en publiant, à l'appui de notre manière de voir, nos deux observations personnelles, suivies d’une troisième empruntée à la Thèse de Desnos (Paris, 1882) et de plusieurs autres empruntées à la Thèse de Ducasse (Paris, 1884).
Qu'il nous soit permis, avant de clore cette introduction, de remercier vivement notre excellent Maître, M. le Professeur Tédenat, des nombreux conseils qu’il a bien voulu nous donner, et qui n’ont pas peu contribué à faciliter notre tâche.
Que M. le Professeur-Agrégé Carrieu reçoive l'expression de notre respectueuse reconnaissance, pour la bienveillancé qu’il n’a cessé de nous témoigner dans le cours de nos études médicales. |