III. — Examen de la pièce molle
La dissection ne peut séparer la vessie du péritoine qu'artifi-
PRE CESR ciellement. Lorsque la vessie est à peu près dégagée jusqu’au niveau du col, je la sectionne depuis ce point jusqu'au sommel. Elle renfermait une pelite quantité de pus et de petits graviers. (Ces graviers, analysés par M. Guillemin, pharmacien de 1* classe à Gravelines, ne renfermaient que des carbonates
2 et des urates : pas de phosphates). En introduisant délichte-
ment une sonde cannelée dans le col de la vessie, on se trouve
directement à la plaie périnéale. En suivant la paroi gauche
(par rapport au malade) de ce trajet, ou rencontre un trajet 7 étroit qui se dirige vers les parties décollées du côté gauche. du petit bassin. Après avoir disséqué l’urèthre dans la région
pénienne, on découvre qu’il se termine par un cul-de-sac percé
Be. d'un tout petit orifice à peine assez grand pour admettre l’ex- = . trémité d'une petite sonde cannelée. L’urèthre est dévié à cet endroit et le cul-de-sac terminal se trouve déjeté à droite de la direction normale.
Une dissection toute artificielle permet d'isoler un cordon de tissu cicatriciel dans lequel s’est formé le trajet fistulaire qui devait conduire l'urine à la plaie périnéale. On ne peut découvrir aucune trace de fistule faisant communiquer ce trajet remplaçant la portion mernbraneuse de l’urèthre complètement disparue, avec Te bout terminal de ce conduit. Le rectum est isolé, lui aussi, à grand peine. , | Bulletins de la Société anatomique de Paris, octobre 1891, |
séance du 2 octobre, fascicule ne 1, p. 529,
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Observetion III
Fracture du bassin, Lésion secondaire de l’urèthre. Par E. Delmez et F. Mahieu, externe des hôpitaux.
Le 18 décembre 1889, le mineur Auguste C..., âgé de 33 ans, travaillait dans la houillère d’Auchy-au-Bois.Il se tenait debout et maniail la pioche en tenant la main gauche en avant, lorsque survint un éboulement : un fragment de houille du volume d’une tête d'adulte lui fait une large plaie contuse au-dessus de l'œil gauche ; il tombe tout de son long sur le côté gauche. A ce moment, une autre masse énorme (deux mètres cubes au moins) se renverse sur lui, de sorte qu’il est serré entre le sol sur lequel repose son côté gauche d’une part etle bloc de ‘ houille qui écrase son côté droit d'autre part. Aux cris du blessé, les autres mineurs accourent et réussissent à le dégager rapidement ; mais on ne parvient pas à lui faire faire le moindre pas. On ne peut même pas le maintenir sur son séant; il est indispensable de le laisser coucher, afin de diminuer les douleurs qui lui arrachent des cris. Parmi les nombreuses contusions dont il est atteint, une seule lui est particulièrement pénible. 11 souffre violemment dans tout le haut de la cuisse droite et s'étonne de réussir à faire mouvoir la jambe correspondante.
Peu d’inslanis après l'accident, le médecin de la Compagnie constate :
1° Une plaie contuse de l’arcade sourcillière gauche avec
UE D Est : t 7 wi
= — 45 — lambeau inférieur déchiqueté, étendu au delà de l'insertion de
: la capsule de Tenon. Cette plaie suturée irrégulièrement se
-réunit par première intention.
2° Une fracture du tiers moyen de la clavicule droite.
3° Une lésion grave du côté droit du bassin, qui est peut-être
en rapport avec la présence d’une gouttelelte de sang consta