PARU ESS
violacées. Nous jugeons le cas désespéré. L'enfant meurt peu après
notre visile.
Obs. 4. — M'"° P..., 24 ans, habite Gajac.
Est atteinte, le 4 août 1915, d'une angine à fausses membranes couvrant amygdales et engainant la luelte.
Examen bactériologique : Bacilles de Lœffler el streplocoques.
Le 5 août, injection de sérum de Roux, 20 ec., renouvelée le 7 août.
Guérison rapide, mais paralysie pharyngée.
Obs. 5. -— M"° R..., 36 ans, habite Saint-Aubin, non loin des demoiselles B...
Le 29 septembre 1915, à notre visite, nous constalons chez cette malade une angine pseudo-membraneuse.
Injection de sérum antidiphlérique renouvelée deux jours après;
la malade guérit très bien sans complication.
Obs. 6. — Roger F..., 14 ans, habite le bourg de Saint-Médard.
Le 26 octobre, cet enfant est atteint de mal de gorge.
A ce moment, fièvre élevée, 39°, Malade pâle, abattu, respirant avec peine et avalant difficilement.
Les ganglions de l'angle de la mâchoire sont'hypertrophiés.
Les amygdales sont couvertes de fausses membranes qui engainent la luette.
Examen microscopique positif. LϾffler et staphylocoques.
Injection de sérum de Roux, 20 cc, , renouvelée le 98 et le 30 octobre. A celle date, les ganglions régressent : les fausses membranes disparaissent complètement le 2 novembre.
Convalescence assez longue. Albuminurie et paralysie du pha-
Tynx.
Obs. 7, — Me F..., 32 ans, mère de l'enfant Roger F...
A contracté la diphtérie en soignant son fils, est alleinte le 6 novembre. Fausses membranes noirâtres, lardacées, épaisses, disséminées sur Loule la gorge el une parlie du palais.
Hypertrophie énorme des ganglions donnant le type du cou pro-
consulaire de Saint-Germain,
Injection de sérum de Roux, 26 ce., le 7 novembre.
Seconde injection le 40 et troisième le 42.
Les ganglions régressent, la gorge se neltoie, mais alors apparait une paralysie du pharynx.
Le 14 novembre, la malade se plaint de violentes douleurs articulaires : chevilles, genoux, coudes et épaules. On prescrit le salicylate de soude, 4 grammes par jour. Le cœur à faibli un peu.
Le 25 novembre, la malade a une syncope : elle a une tendance à la suffocalion, le cœur est défaillant, le pouls petit. On fait une injection d'huile camphrée et une de caféine. Le cœur fait entendre up bruit de galop.
La malade se remit lentement; les arthropathies disparurent à la longue, mais le cœur louché conserva sa lésion.
Le mari de cette dame, ouvrier à la Poudrerie, fut atteint d'une angine diphtérique deux mois après son fils. Il reçut les soins du médecin de la Poudrerie qui praliqua deux injections de sérum de Roux.
Obs. 8. — Charlotte G..., 11 ans. Celte petite fille habile au hameau de Saint-Aubin.
Le 10 novembre 1915, elle présente une gorge rouge, douloureuse; mais pas de fausses membranes.
Le 11 novembre, la malade, revue le malin, à la gorge tapissée de fausses membranes blanc jaunâtre; la luelte est envahie. Adénite légère de l'angle de la mâchoire. Difficulté de la parole, de la déglu- Lilion et gêne respiratoire.
On pratique une injection de sérum antidiphtérique, 10 cc., et on conseille un gargarisme souvent répété avec eau oxygénée et un badigeonnage, trois fois par jour, dé toute la gorge, avec un collutoire iodo-ioduré. On prélève une parcelle de fausse membrane.
Le 12 novembre, slalu quo. |
Le 13 novembre, l'examen bactériologique révèle la présence de bacilles de Klebs-Læffler moyens, associés aux streptocoques. On pratique une seconde injection de sérum, 10 ce. Le traitement institué
est poursuivi.
Pons
Le 44 et le 15, on constate la diminution, puis la disparition des fausses membranes de toute la gorge. Les ganglions ont disparu. L'élat général est meilleur. On fait une analyse d'urine.
Albumine en quantité, 3 grammes par litre. Régime laclé.
Le 2 décembre, l'enfant se plaint d'avoir une diminution de l'acuité visuelle, en même temps qu'apparaît la paralysie du pharynx. L'albumine tend à disparaître. La convalescence fut longue, mais l'enfant guérit très bien, sauf la vue qui donne quelques inquiétudes. Un oculiste, consulté, attribua celle affection à la diphtérie et ne prescrivit aucun traitement spécial. L'enfant, revue deux mois après
sa maladie, est complètement guérie.
Obs. 9. — M'°G.. habite Saint-Médard, au quartier de Laros.
Fu atteinte le 40 novembre 1913. Comme toutes les malades, elle présenta une fièvre élevée, un engorgement ganglionnaire assez notable, de la difficulté dans la déglutition; la gorge est remplie de fausses membranes noirâtres. Nous portons le diagnostic de diphtérie et pratiquons une injection de sérum.
Le surlendemain, le docteur Eyquem, qui visita la malade, con- Grma notre diagnostic et fit une seconde injection, suivie d'une troisième le 14 novembre.
La malade se rétablit assez vile, mais conserva une paralysie pha-
ryngée. Bacilles de Lœffler moyens.
Obs. 10. — Me D..., 19 ans, habite Issac.
Est atteinte le 14 novembre d'une angine à fausses membranes.
15 novembre : Injection de sérum de Roux, 10 cc. Nous prescrivons un colluloire iodo-ioduré.
17 novembre 1913: Grande amélioration. Le 20, la malade est
guérie.
Obs. 44. — Enfant T.…., 9 ans, habite Saint-Médard.
Est alleinte d’une angine pseudo-membraneuse le 16 novembre 1915. Nous constatons la pâleur du visage, un engorgement des ganglions de l'angle de la mâchoire; gène de la respiration et de la déglutition. Voix rauque et nasonnée.
op
Examen microscopique : Lœffler longs.
Injection de sérum le 17 novembre 1915.
Seconde injection le 19 novembre,
Cette enfant guérit, mais présenta de l'albuminurie,
Obs. 12. — M Marceline G..., 28 ans, habite Issac.
Le 14 décembre 1915, nous sommes appelé auprès de celle malade qui présente une hypertrophie ganglionnaire énorme des deux côtés du maxillaire inférieur. Elle se plaint de ne pouvoir avaler.
L'examen de la bouche fait voir des fausses membranes noirâlres couvrant les amygdales, ja luette et s'élendant sur la face interne des joues. Injection de sérum de Roux, 20 cc. L
Examen microscopique : Bacilles de Læffler courts el streplocoques.
16 décembre : Seconde injection de sérum renouvelée le 18 décembre. |
20 décembre : La malade va mieux; les fausses membranes ont disparu. Alors apparaît la paralysie du pharynx qui fut longue à disparaitre.
Obs. 13. — Georgelle G..., 4 ans, habite Issac.
Est atteinte le 24 décembre 1915, visitée par le docteur Eyquem qui porte le diagnostic d'angine diphlérique el pratique une injection de sérum, 10 cc. Gorge avec fausses membranes lypiques. Pas de ganglions. L'enfant guérit vile sans complications.
Obs. 14. — Mr° G..., 35 ans, mère de la précédente.
Est alleinte huit jours après sa pelite fille. Vue par le docteur Eyquem qui porte le même diagnostic que pour la précédente et injecte 10 ce. de sérum. Le 3 janvier, seconde injection. Le 6, disparition complète des fausses membranes. Le 45, apparait la paralysie du pharynx. Convalescence assez longue, la malade ne parvenant
pas à se débarrasser de sa paralysie.
Obs. 15. — Enfant P..., âgé de 10 ans, habite Saint-Médard. Est atleint, le 25 décembre 1915, d'une angine. Gorge tapissée de
fausses membranes opalescentes, grisälres sur les bords des amyg-
DA ee dales. Engorgement ganglionnaire léger. Nous pratiquons une injection de sérum le 26.
Le 28, la gorge de l'enfant est nelte. La guérison fut rapide et
complète au bout de peu de temps.
Obs. 16. — Henriette C..., 12 ans, habite Issac au milieu du village.
Le 12 janvier 1916, cette enfant est prise d'une fièvre élevée, 39°. Dysphagie douloureuse. Voix rauque. À l'inspection, on voit dans Ja gorge une plaque blanchâtre sur l'amygdale gauche; les ganglions sous-maxillaires peu développés et pas douloureux.
Le 14 janvier, la fausse membrane s'est étendue; la malade est plus abattue, le pouls est rapide. On fait une injection de sérum anlidiphtérique, 10 cc.
L'examen bactériologique fait le soir est positif. Le 16, on refait une seconde injection de sérum; le 17, la gorge se nettoie, mais le pouls est petit. Les bruits du cœur sont faibles: l'enfant a tendance à avoir des syncopes; les extrémités sont froides. On prescrit une potion tonique et on pratique une injection d'huile camphrée (4 ce.)
Le 18, l'enfant meurt dans une syncope.
Obs. 17. — Yvette C..., 15 ans.
Prise de la même façon que sa sœur deux jours après. Injection de sérum dès notre première visile. Guérison rapide de la diphtérie, mais albumine en grande quantité qui disparait après quinze jours de régime lacté.
Obs. 18. — M C..., 37 ans, mère des précédentes.
Est atteinte le 21 janvier. Trois injections de sérum le 21, le 23 et le 25. Disparition des fausses membranes Le 28. Mais cette malade a une paralysie pharyngée lenace et présente dans les urines une grande quantité d'albumine, 6 grammes par litré, assez longue à disparaître. La convalescence dura un mois et demi. La malade revue deux mois après son angine était toujours fAUgnée el ne pouvait reprendre son travail qu'en avril 1916.
La
Obs. 19. — Marc G..., 7 ans, habite Issac, en face de la maison de la famille précédente.
Est atteint le 8 février 4916. Nous pratiquons deux injections de Sérum, une le 9 et une le 11 février. Cet enfant guérit très bien.
Obs. 20.
Est alleinte trois jours après son frère de la même façon; l'injection
Yvelle G..., 9 ans, habile Issac, sœur du précédent.
de sérum. praliquée le jour de notre visite, 12 février, donne de très
bons résullats; l'enfant guérit très vite.
Obs. 21. -— Eufant H..., 13 ans, habite Saint-Médard..
Le 11 février, nous sommes appelé chez ce pelit malade.
Nous trouvons un enfant pâle, avec hypertrophie des ganglions de l'angle de la mâchoire. Gène respiraloire, voix nasonnée.
À l'examen de la gorge, nous constatons la présence de fausses membranes en quantilé; nous en prélevons une parcelle pour examen baclériologique qui est posilif, Injection de sérum le 12 février, que nous renouvelons le 14.
Guérison le 20 février sans complication.
Obs. 22. — Enfant C..., 7 ans, habite Gajac.
Est atteint le 18 février 1916. Enfant pâle, quelque peu d'engorgement ganglionnaire de la région cervicale, Gêne de la respiration et de la déglutilion.
Sur les amygdales, fausses membranes blanches opalines. Injection de 10 cc. de sérum de Roux, le 19 février. L'enfant guérit sans com-
plicalion.
Obs. 23. — Enfants R..., 14 et 16 ans, habitent Saint-Aubin.
Sont atteints respectivement le 15 et le 22 février 1916. Présentent les signes caractéristiques de la diphtérie.
Examen microscopique des fausses membranes du premier alteint est positif. Reçoivent chacun 20 ce. de sérum en deux fois. Guéris-
sent très bien mais firent tous deux de l'albuminurie.
Obs. 24. — B.., 19 ans, habite à Sérillan.
Travaille à la Poudrerie. Atteint le 4° mars. À notre visile, nous
CRT DEA
trouvons ce malade prostré présentant des ganglions cervicaux hypertrophiés. Gorge lapissée de fausses membranes. Le 4 mars, injection de sérum de Roux.
Le 3 mars, seconde injection de sérum. Les ganglions régressent. Le 5 mars, la gorge se nelloie, le malade a un état salisfaisant.
Guérison sans complications.
Obs. 25. — M R.., 35 ans. Voisine de la famille C..., à Issac.
Le 1% mars 1916, nous sommes appelé auprès de cette malade qui se plaint du mal de gorge.
La figure est boursouflée; le cou présente des ganglions hypertrophiés énormes qui rappellent le vrai type du cou proconsulaire. La gorge est complètement tapissée de fausses membranes épaisses, lardacées, noirâtres, qui ont même débordé sur le palais et la face interne des joues. Nous injectons 20 cc. de sérum antidiphtérique et nous établissons les gargarismes avec eau oxygénée et des badigeonnages avec le collutoire iodo-ioduré.
Le 2 mars, slaltu quo. Le 3; nouvelle injection de sérum, 10 ce., renouvelée le 4 et le 6.
L'examen bactériologique confirme le diagnostic clinique.
Le 8, la malade est mieux, les ganglions désenflent et la gorge se nettoie. Elle demande à manger.
Le 10, nous considérons la malade convalescente. Il ne lui reste rien dans la gorge. Pas d'albumine. Le cœur est un peu faible, nous prescrivons une polion à base de spartéine. Tout semble aller pour le mieux, quand le 20 mars, on vient d'urgence nous appeler auprès de cette malade, elle étouffe, En effet, nous constatons un cœur faible : le pouls est imperceptible. Injection de caféine et huile camphrée. Malgré tout, la malade succombe dans une syncope des suites de
myocardite.
Obs. 26. — Yvan D..., 4 ans.,
Le même jour, 1% mars, que nous vimes la malade précédente, on nous fit appeler à Issac, auprès d'une enfant de 4 ans, qui présentait les symptômes suivants : toux légère, quinteuse, aphonie, dyspnée et tirage sus-sternal; avec accès de suffocation, quelques fausses
ot. A membranes sur les amygdales. Nous pratiquons une injection de sérum antidiphtérique et, comme nous jugeons l'intervention urgente, nous envoyons le petit malade à l'Hôpital des Enfants à Bordeaux, où, dès son arrivée, on fit le tubage qui réussit.
L'enfant revint chez lui après 21 jours d'hôpital,
Obs. 27. — Enfant M..., 8 ans, habite le bourg de Saint-Médard.
Nous sommes appelé auprès de ce petit malade, le 4 mars 1916; l'enfant présente une gorge rouge, douloureuse; on institue un traitement local.
Le lendemain, nous revoyons l'enfant. La gorge est rouge; les amvgdales sont recouvertes d'une fine membrane opaline. Nous en recueillons une parcelle que nous examinons. Présence de bacilles de Læffler.
Le 6 mars, injection de sérum de Roux.
Le 8 mars, seconde injection de 10 cc.
Le 10 mars, l'enfant va mieux, la gorge est libre de toute fausse membrane.
Convalescence assez longue, mais guérison complète.
Obs. 28. — Marie-Rose R..…, 13 ans, habile Astignan.
Est atteinte d'une angine pseudo-membraneuse le 4 mars 1916. A notre visile, nous trouvons une enfant fatiguée, avec quelques ganglions discrets de l'angle de la mâchoire; déglulilion el respiration pénibles. Sur les amydales, fausses membranes blanc jaunâtre.
Le 5 et le 6 novembre, stalu quo, malgré des badigeonnages de la gorge avec le collutoire iodo-ioduré. Le 7, injection de sérum de Roux. Le 9, seconde injection. Le 14, nous avons la satisfaction de constater la disparition des fausses membranes. L'enfant guéril sans complication.
Obs. 29. — M° R..., 33 ans, et M. R..., 37 ans, mère et père de l'enfant précédent.
Présentèrent tous deux des fausses membranes sur chaque amygdale, reçurent chacun 20 ce. de sérum antidiphlérique et guérirent en l’espace d'une semaine, |
Omer
Obs. 30. Henriette L..., habite le hameau de Sérillan.
Le 8 mars 1916, elle se plaint d’une gêne dans la déglutition et d'une douleur légère de Ja gorge. À l'examen, on constale une amygdale luméfiée, avec quelques points qui font penser à une angine pultacée.
Dans la nuit, l'état s'aggrave et le lendemain, on voit des pseudomembranes qui ont envahi loule l'amvgdale et qui engainent la luette. Ces membranes adhérentes, blanchâtres, font penser à l'angine diphlérique. On injecte 10 cc. de sérum et on institue le trailement gargarisme avec eau oxygénée et badigeonneage avec collutoire iodo-ioduré,
* Le 11 mars, seconde injection de sérum.
Le 12, les fausses membranes lendent à disparaître.
Le 15, l'enfant va bien : elle est convalescente, mais a un.peu d'albumine.
René L..., 14 ans.
Frère de la précédente, est atteint de la même façon que sa sœur le 20 mars 1916.
Même traitement, injection de sérum, gargarismes el colluloire. Guérit sans complicalions assez rapidement.
Madeleine L..., 33 ans.
Mère des deux enfants précédents. Est alteinte dans la nuit du 22 au 23 mars d'une douleur assez ‘vive de la gorge; et le lendemain malin, à notre visite, elle présente une gorge tapissée de fausses membranes! typiques. Nous pratiquons de suite une injection de 20 ce.
Le 24, slalu quo.
Le 25, seconde injection, 10 cc.
Le 26, les fausses membranes disparaissent: les ganglions qui élaient hypertrophiés ont régressé.
Le 1° avril, la gorge est nelle; mais à ce moment, la malade se plaint de douleurs dans loutes les articulations. L'analyse d'urine ne présente pas d’albumine.
Le 6, paralysie du pharynx; tout ce que la malade essaie de prendre lui revient en partie par le nez. La crise d'arthropathie fut assez longue à se calmer, en même temps que le cœur devenait
défaillant. On prescrivit la digitaline à la dose de 10 gouttes par Jour pendant quatre jours. Tout rentre dans l'ordre, mais la convalescence fut longue et la malade ne put reprendre son travail qu'à la fia d'avril.
L'examen bactériologique des fausses membranes ne fut fait que pour le premier malade, il montra des bacilles de Klebs-Lœffler courts.
Obs. 31. — Enfant L..., 8 ans, habite Sérillan, pas loin de la famille L.
Est atteinte, le 17 mars, d'une angine à fausses membranes sans engorgement ganglionnaire. Une injection de 10 cc. de sérum suffit à nelloyer la gorge.
Guérison rapide sans complication.
Obs. 32. — Fernande C..., 9 ans, habite Sérillan; est la voisine d'école de l'enfant L.
Est alteinte le 23 mars. Enfant abattue; cou enflé; gêne de la parole et de la déglutition. Gorge tapissée de fausses membranes jaunâtres engainanl la luelte. Injection de 40 cc. de sérum le 24 et le 26 mars.
Le 28, l'enfant va mieux. Guérit très bien; mais fit de Falbuminurie.
Obs. 33. — B..., 18 ans, ouvrier à la Poudrerie, habite Sérillan. Est atteint le 25 mars 1915. Angine pseudo-membraneuse typique. Une injection de sérum. Guérit sans complication.
Obs. 34. — Louis C..., 17 ans, habite Sérillan, voisin du précédent.
Est atteint le 16 avril 1916. Angine pseudo membraneuse avec hypertrophie ganglionnaire. Deux injections de sérum, l'une Île 17 avril, l’autre le 19. Guérit sans complication.
Obs. 35. — Mr° M. D..., 24 ans, habite Germignan. Est atteinte le 30 mars 1916. Cette jeune femme présente une
figure pâle, un engorgement notable des ganglions du cou, une voix rauque, nasonnée, une gêne de la déglutilion et de la respiration. Sur chaque amygdale, des fausses membranes blanc jaunâtre, noirâtres par endroit, engainant la luctte. Nous pratiquons de suite une injection de sérum de 20 cc. Examen microscopique posilif.
Le 2 avril, seconde injection de sérum, 10 cc.
Le 6 avril, les fausses membranes ont disparu : la malade va mieux, mais se plaint de douleurs articulaires et présente la paralysie du pharynx. Convalescence longue.
La malade, revue un mois après, est guérie mais garde une lésion
cardiaque.
Obs. 36. — Louis B..., 14 ans. Habitail Saint-Médard, au Pont Rouge.
Est atteint le 43 avril 1916. A notre visite le 14 avril, nous trouvons un malade prosiré, la figure enflée, les ganglions du cou augmentés de volume (cou proconsulaire), la gorge est remplie de fausses membranes noirâtres. Examen bactériologique Læffler court.
Température 395. On fait une: Rte de sérum, 10 cc. Injection renouvelée le 16 et le 18.
La gorge se netloie des fausses membranes, mais Île malade a tendance au collapsus. Le 20 avril, le malade respire difficilement ; l’auseullation des poumons ne révèle rien. Le cœur régulier a des bruits nels et bien frappés, mais un peu mous. le pouls radial est im perceptible, les extrémités sont froides. Injection de caféine: et huile camphrée.
Le 21, le malade est toujours dans une situalion grave ; le cœur ne présente pas de bruit de souffle; mais le pouls est toujours imperceptible, les syncopes apparaissent el le malade meurt de myocardite dans la soirée.
Obs. 37. — Charlotte D..., 20 ans. Tient un restaurant dans le bourg de Saint-Médard. ; Nous fait appeler le 24 mai 1916. Léger NV betro pie des ganglions; face pâle; voix nasonnée. Gorge tapissée de fausses membranes lypiques engainant la luette. Injection de sérum, 10 ce.,