Quelques essais sur le greffage des Solanées
étendue. Ainsi la flore se modifie progressivement par l apport et l’extension des plantes adventices et Al. Mouille-
pense qu’il serait utile de préciser le de
des
espèces indigènes ou autres à l’époque actuelle en
comparaison avec les données de la Flore de Cosson el de Germain, par exemple pour les environs de Paris.
Il serait bon, dit M. Hua, d’attacher un peu plus d’importance aux conditions dans lesquelles se trouvent les plantes
qu'à la pi
hiq
de leurs di(ï
conditions de sol, de
d'humidité miVlIps: rp*
position
démêler les : siccité ou
herbo
parfois une fausse idée de ces conditions si ou n'a *isé que dans une région limitée; mais que les différents observateurs se compléteraient ainsi les uns les autres et que l'on finirait par serrer la vérité d’assez près.
M. Fernand Camus dit que les travaux- récemment publiés sur la question et son ont montré combien il est difficile et délicat de dégager
expe
lui
tables conditions qui
stations. Il faut
pour
it les plantes dans leurs un peu scientifiquement
les faits de cet ordre une longue expérience et une grande prudence. M. Camus craint que l’attrait de ce genre d études n entraîne à des conclusions hâtives des observateurs insuffisamment préparés. On ne saurait trop prémunir les débutants contre les difficultés de ces observations.
M. Griffon fait la communication suivante :
par M . En. G R IF F O N.
Introduction.
Ca vieille question du greffage ou mieux de 1 infl
sujet
greffon el réciproquement a pris, on le sait,
une
importance considérable depuis la reconstitution de notre vignoble à l’aide de plants américains résistants au phylloxéra sur lesquels on greffe les anciens cépages français.
D'autre part, les essais exécutés notamment en Allemagne par Vücuting, en France par Daniel, sur des plantes variées, herbacées ou ligneuses, ceux qui sont exposés dans l’importante communication faite à notre Société par Ravaz en 1903, les nombreuses observations des praticiens n’ont pas manqué d’éveiller l’attention des botanistes désireux d’avoir une opinion personnelle sur la variation dans la greffe.
C’est ce qui m’a conduit à entreprendre au Jardin botanique de l’Ecole d’Agriculture de Grignon une série d’essais que je me propose de poursuivre aussi longtemps que les circonstances me le permettront.
Dans le courant de la présente année, ces essais ont porté sur les Solanées qui ont fait déjà l’objet de nombreuses expériences depuis que le baron Tschüdy découvrit, à la fin du xvm® siècle, le greffage des plantes herbacées et unit pour la première fois la Tomate et la Pomme de terre de façon à obtenir une plante double qui donnerait des fruits comestibles par sa parti aérienne et des tubercules par sa partie souterraine. Mais les essais multiples et répétés qui ont été relatés pendant la première moitié du siècle dernier dans les Annales des Sociétés d Horticulture de divers pays; ceux qui ont été exécutés dans la suite par Traie, Hildebrand, Lindmuth, Strasburger, puis par Vücuting, Daniel, Laurent, etc., et par les praticiens aboutissent à des conclusions tellement contradictoires sur l’influence reci-
proque du sujet et du greffon qu’il devient absolument nécessaire d expérimenter soi-môme si l'on veut être eu mesure de
faire une critique sérieuse des résultats obtenus.
Pour la clarté de l’exposition des faits que je me propose île publier successivement, je distinguerai, une fois pour toutes, des variations de mode de végétation , des variations de taille , des variations de forme , des variations de composition chnna/ue. Je chercherai ensuite à établir si ces différentes variations sont dues à des modifications de nutrition consécutives au greffage ou à des actions spécifiques des deux plantes associées; ou bien si elles sont de même ordre que celles qu on