‹ Quelques expériences d'acoustiqueChapitre 11 sur 80 · VIBRATIONS DES PLAQUES · texte numérisé non relu

VIBRATIONS DES PLAQUES

toutes les figures se déduisent simplement de la coexistence de ces sons qui appartiennent à des directions symétriques.

Après avoir démontré l'accord des figures construites par cette théorie avec celles que donne l'observation, Wheatstone a encore vérifié la même théorie par la belle expérience qu'il a faite sur les plaques de bois. Si elles sont taillées en sorte que les fibres du bois soient parallèles à l'une de leurs dimensions, l'élasticité n'est pas la même dans les deux dimensions, et il s'ensuit que le son qui correspond à deux nodales parallèles à la longueur de la plaque carrée n'est pas à l'unisson de celui qui donne deux nodales parallèles à sa largeur. Par conséquent, sur une plaque carrée en bois, on ne peut pas produire la figure que donnerait la coexistence de ces deux directions de vibrations, à savoir, les diagonales croisées. Mais l'on obtient cette figure sur une plaque rectangulaire dont les deux dimensions sont choisies en sorte que la même division donne à très peu près le même son dans le sens de la largeur et dans celui de la longueur.

Si une plaque carrée est taillée dans le bois de façon que les fibres du bois soient parallèles à la diagonale du carré , deux lignes nodales parallèles à un côté, faisant le même angle avec les axes d'élasticité que deux lignes parallèles à l'autre côté, les deux sons correspondants sont à l'unisson, et la figure qui en résulte est formée par les deux diagonales. On obtient aussi le même résultat avec une plaque carrée en bois, qui est formée par deux plaques semblables, taillées en sorte que les fibres du bois soient parallèles à un de ses côtés, et superposées de façon que les fibres dans les deux se croisent sous un angle droit.

J'ai repris les expériences de Wheatstone en construisant cinq plaques rectangulaires en cuivre, dans lesquelles un système de

que peut rendre la verge, on obtient par ébranlement transversal les lignes nodales de cbacun des deux sons transversaux nettement dessinées, mais l'ébranlement longitudinal ne donne aucune ligne bien définie.

Si le son longitudinal se rapproche plus d'un des harmoniques transversaux, on obtient par l'ébranlement transversal les lignes qui conviennent à cet harmonique nettement dessinées, et en ébranlant la verge longitudinalement on voit se dessiner des lignes qui correspondent aux lignes du son transversal, mais qui sont alternatives. Cette disposition montre déjà la coexistence des deux mouvements vibratoires.

Si le son longitudinal est très voisin d'un son transversal, la disposition des lignes nodales est la même pour les deux modes d'ébranlement, c'est-à-dire que les lignes nodales correspondent anx lignes du son transversal, mais qu'elles sont alternatives.

Si les deux sons se trouvent à l'unisson parfait, l'ébranlement de la verge devient très difûcile.

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