‹ Quelques expériences d'acoustiqueChapitre 15 sur 80 · VIBRATIONS DES PLAQUE · texte numérisé non relu

VIBRATIONS DES PLAQUE

la vérité de la théorie de Wheatstone. J'ai seulement une remarque à présenter sur un détail d'exécution. Wheatslone dit que, si un système donné de nodales pouvait prendre successivement toutes les inclinaisons par rapport à un axe donné, il en résulterait, sur une plaque carrée, un nombre indéfini de figures par une série de transformations continues. Mais l'expérience montre le contraire; il paraît donc que ces figures seules sont possibles, qui se composent de vibrations primaires pour lesquelles des maxima de vibrations coïncident avec les angles de la plaque. Ceci n'a rien d'étonnant puisqu'on observe aussi toujours des maxima de vibration aux deux extrémités d'une verge libre. Mais Wheatstone ajoute que la distance entre le coin et- la première nodale est la moitié de l'intervalle moyen des nodales, tandis que, sur une verge libre, la distance de la première nodale à l'extrémité n'est point égale à la moitié de l'intervalle moyen des nodales, il est donc probable que les inclinaisons calculées par Wheatstone pour les nodales des plaques carrées devront subir quelques changements, dont l'influence sur les figures résultantes serait d'ailleurs peu sensible.

Remarques sur la communication des vibrations entre différents sons qui existent dans le même corps.

Si les expériences précédentes avec les plaques, et celles de M.Terquem avec les verges, montrentque plusieurs sons à l'unisson dans le même corps s'influencent et s'excitent l'un l'autre exactement comme le font des sons à l'unisson dans différents corps, il est à remarquer que des sons qui sont dans des rapports harmoniques dans le même corps, s'influencent quelquefois d'une autre façon que des sons harmoniques donnés par différents corps. Un son fondamental ne peut exciter dans d'autres corps que des sons qui appartiennent à la série harmonique supérieure, et jamais un de ses harmoniques au grave, tandis que M. Terquem a prouvé que le son grave qu'une longue verge fait souvent entendre quand on la fait vibrer longitudinalement, et qui est généralement connu sous le nom du son rauque, n'est autre qu'un son transversal à l'octave grave du son longitudinal, excité par ce dernier, et qu'il nese produit jamais dans une verge dans laquelle aucun des sons transversaux n'est à l'octave grave du son longitudinal. J'ai aussi

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