‹ Quelques expériences d'acoustiqueChapitre 24 sur 80 · PARTIEL · texte numérisé non relu

PARTIEL

ÉCABT

ÉCART

TON PARTIEL

Ut,

Rê,

(Laà

Mi,

12 (Si,)

Fa,

(Lai)

Sol,

(ia4)

10 (Si4)

La,

(Lat)

9 (Sit)

Si,

8 (Si4)

Uts

Réz

(La,)

MU

(SolM

6 (Sii)

Fa,

(Lat)

6 (Uts)

Sol,

(Soy

5 (Sit)

La,

(Lai)

5 (Uts»)

Si,

(Fa*»)

4 (Sit)

Ul-,

(Sol,)

4 (Uls)

Voyelle E (3584 V. s.).

NOTE CHANTÉE

TON PARTIEL

Ut,

uu

Voyelle I (7168 V. S.).

NOTE CHANTÉE

TON PARTIEL

Ul, Uta Uh

Ou voit que pour OU la note caractéristique (448) se rapproche du troisième son partiel de rc\ (432 v. s.) et de mi, (k80 v. s.), le premier étant plus grave de 16 et le second plus aigu de 32 vibrations Il s'approche aussi du deuxième son partiel de la, et de si, et des sons fondamentaux la2 et s^ ; or ces deux sons fondamentaux sont aussi les deuxièmes tons partiels de la, et si,, et les troi-

sièmes tons partiels de ré, et mi,, et on remarque en effet que dans les images de la., et de st2, le son fondamental prédomine sensiblement, tandis que les images de la, et de si, accusent un partage distinct en deux groupes principaux, et celles de ré, et de mi,, un partage en trois groupes.

Pour 0, l'écart le plus faible (excepté pour ut,) est encore d'un demi-ton ; aussi la note caractéristique s'accuse-t-elle ici très peu dans les images. En lat, où elle approche du deuxième ton partiel, et en ré,, où elle est voisine du troisième, on observe bien un partage en deux et trois groupes, mais dans les images de la,, fai} ré„ qui sont bien plus compliquées, il est impossible de mettre en évidence les tons 4, 5, 6; résultat facile à comprendre, la masse d'air renfermée dans la bouche ne pouvant résonner que bien peu, si le son déjà assez faible qui l'influence diffère d'un demiton de celui de la cavité buccale.

Entre la note caractéristique de la voyelle A et l'harmonique le plus rapproché, la différence est encore de 32 vibrations, excepté pour ut, et ut2, où la concordance a lieu avec le quatorzième et le septième ton partiel, sans toutefois que les images en révèlent l'existence, probablement parce que ces harmoniques d'un ordre si élevé sont trop faibles dans le son émis par le larynx pour communiquer à la cavité buccale des vibrations capables d'agir sur les flammes.

Quant aux voyelles E et I, leurs notes caractéristiques sont trop élevées pour exercer sur les flammes la moindre influence. C'est ainsi que E chanté sur la note ut3 ne donne que l'image d'un son fondamental faiblement accompagné de son octave, au lieu de donner un groupe à sept dentelures. Pour I, chanté sur la même note, on n'obtient qu'une traînée de flammes simples, qui semble représenter un son simple. Pourtant cette simplicité n'est qu'apparente, car les flammes très larges, grandes et peu nombreuses, qui composent les différents groupes, forment la plupart du temps de véritables faisceaux; lorsque le son n'est pas très fort, ces faisceaux ressemblent à des flammes simples, un peu brouillées; mais s'il devient très intense et surtout au moment où on l'entonne, les images sont parsemées de points lumineux, indices certains de la présence de tons partiels élevés. Il est du reste excessivement fatigant de produire la voyelle I sur les notes graves en la chantant à haute voix.

Dans une autre expérience, je plaçai le tube destiné à recevoir

68 LES FLAMMES MANOMÉTRIQUES.

le son, non plus au-devant, mais au fond de l'arrière-bouche, afin de voir si les images en seraient modifiées, et je chantai la voyelle A sur A»,; mais, à part la différence d'intensité, j'obtins les mêmes résultats.

L'action des voyelles chuchotées sur la flamme n'est qu'insignifiante. La traînée lumineuse ressemble alors à un ruban à stries alternativement sombres et claires, irrégulièrement découpé par de petites dentelures ; le tout si vague et si diffus, qu'il me fut impossible de reconnaître la moindre différence entre les diverses voyelles.

Fig. 28. Semi-voyelles m et n, chantées sur différentes notes, représentées par des flammes

manométriques.

Je n'ai pu, tant elles se ressemblaient, distinguer entre elles les images produites par les demi-voyelles M et N : j'ai dessiné celles des notes ut-, sol2, mi2, ut2 (fig. 28) ; les notes plus graves fournissaient des périodes plus longues, mais sans forme définie et manquant de netteté dans les contours; il va sans dire que dans ces expériences c'était le nez et non la bouche que je mettais dans l'embouchure de l'entonnoir.

Le son tremblé R, émis sans voix, trace sur le miroir une série de larges flammes de différentes hauteurs assez régulièrement fendues ou dentelées. Dans le miroir tournant que j'emploie d'habitude et dont les faces ont 15 centimètres de largeur, ces

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