INFLUENCE DU RENFORCEMENT
devant un résonateur à parois épaisses dont les vibrations peuvent être négligées, de sorte que la résonance n'est due qu'à la masse d'air confinée. Dans ce cas, le phénomène se présente même avec plus de netteté. Pour cette expérience, le diapason ut- était fixé sur une plaque de fer, à une distance de quelques millimètres d'un tube de cuivre de 0m,12 de diamètre, terminé d'un côté par un couvercle percé d'une ouverture de 0m,02ô sur 0m,110, et de l'autre par un piston mobile qui permettait de l'aire varier le son propre de la masse d'air dans des limites assez étendues. Le résonateur était d'abord écarté, le diapason vibrait d'une manière satisfaisante pendant environ 90 secondes. J'en approchais ensuite le résonateur et, partant d'une note beaucoup plus grave que celle du diapason, j'élevais peu à peu le son propre du résonateur en faisant jouer le piston mobile. Voici ce que j'ai observé dans ces conditions. Le son propre du résonateur étant encore d'une tierce mineure plus bas que celui du diapason (il répondait alors au la3), on pouvait déjà remarquer une légère diminution de la durée du mouvement vibratoire, et en même temps une augmentation du nombre des vibrations d'environ 0,01 1 v. s. par seconde. A mesure que le son propre du résonateur se rapprochait davantage de celui du diapason, cette diminution de la durée et cet accroissement du nombre des vibrations devenaient plus sensibles, jusqu'au voisinage immédiat de l'unisson; mais au moment où l'unisson était réalisé, l'altération de la tonalilé du diapason disparaissait brusquement, et le nombre des vibrations était dès lors exactement le même qu'en l'absence du résonateur. En même temps, le son était puissamment renforcé ; mais cette intensité factice diminuait rapidement, et les vibrations s'éteignaient au bout de 8 ou 10 secondes. La tonalité du résonateur ayant été de nouveau un peu haussée, le son du diapason commençait à s'altérer en sens inverse : il était maintenant trop bas de la même quantité dont il avait été trop élevé avant le moment de l'unisson ; puis cette altération s'effaçait peu à peu, à mesure que la tonalilé du résonateur s'éloignait davantage de celle du diapason, tandis que la durée du mouvement vibratoire augmentait jusqu'à redevenir égale à 80 ou 90 secondes.
Le tableau ci-après renferme, les moyennes des nombres obtenus au cours de ces expériences :
Ton normal du diapason : ui-%