‹ Quelques expériences d'acoustoqueChapitre 10 sur 86 · VITESSE DU SON · texte numérisé non relu

VITESSE DU SON

leurs à l'observateur sont des multiples exacts de l'espace que le son franchit en un dixième de seconde.

L'observation de ces coïncidences fournit donc un moyen très simple de mesurer la vitesse du son dans un espace relativement petit.

Dans l'appareil primitif, Tinterrupteur était formé par un diapason de 20 V. s. qui portait sur les deux branches deux poids curseurs, qui permettaient de régler soa nombre de vibrations, mais les branches de ce diapason étant nécessairement très minces, il était toujours excessivement difficile de les mettre rigoureusement à l'unisson Tune avec l'autre, pour éviter des battements entre elles, et de plus, chaque fois que la marche du diapason se trouvait un peu dérangée par la force variable du courant de la pile, on était obligé de l'arrêter ; c'est pour ces raisons que j'ai dû le remplacer par le nouvel interrupteur dont on peut régler la marche pendant qu'il fonctionne.

EXPÉRIENCES RELATIVES A L'EXPLICATION DES FIGURES DE CHLADNI DONNÉE PAR WHEATSTONE.

(Comptes rendus de TAcad. des sciences, 27 mars 1864.)

Les Philosophical transactions de 1833 renferment un grand Mémoire de Wheatstone sur les figures que Chladni avait obtenues sur des plaques de forme carrée, et dont il avait publié la description en 1817, dans ses Nouvelles contributions à F acoustique. L'illustre physicien anglais a montré, dans ce travail, comment les figures de Chladni se déduisent de la coexistence de plusieurs sons, & l'unisson entre eux, mais dont les vibrations possèdent des directions différentes. En effet, si une plaque carrée offrait des vibrations transversales simples, avec des lignes nodales parallèles entre elles, comme on en voit sur les verges vibrantes, le même son qui correspond à cette division de la plaque serait aussi donné par la même plaque si elle était divisée par un système de nodales identique, et incliné par rapport & la même dimension sous le même angle, mais du côté opposé. De même, puisque les deux dimensions d'une plaque carrée sont égales entre elles, on obtiendrait encore le même son avec le même système de nodales, incliné sous le même angle, d'un côté ou de l'autre, de la seconde dimension. Par conséquent, la même plaque donnerait toujours quatre sons identiques, appartenant à quatre directions différentes, qui se réduisent à deux quand les directions sont parallèles aux deux dimensions de la plaque. Or, dans un corps qui se trouve dans ces conditions, on ne saurait exciter un son primaire sans provoquer en même temps les trois autres symétriques, ainsi que Ta montré aussi M. Terqnem par ses expériences sur les verges * ; et

Page 1