‹ Quelques expériences d'acoustoqueChapitre 2 sur 86 · G. Wertheim, Recherches sur l'élasticité^ V niém · texte numérisé non relu

G. Wertheim, Recherches sur l'élasticité^ V niém

de 1000 V. d. — Vers 1000 v. d., Tinscription commence déjà à devenir difficile, à cause de la petitesse des vibrations et de la décroissance rapide des amplitudes quand le diapason vibre librementy et dans le cas où son mouvement est entretenu par l'électricité, parce que des interruptions aussi fréquentes entraînent plus facilement des perturbations. Il sera donc en général préférable de mesurer les durées très petites à l'aide d'un diapason un peu plus grave et en imprimant au cylindre une plus grande vitesse de rotation, afm d'obtenir des sinusoïdes sufQsamment allongées pour qu'il soit facile de les subdiviser en un certain nombre de parties égales. La subdivision de chaque oscillation complète en parties égales ne pourrait évidemment conduire & des résultats tout & fait exacts que si la vitesse de rotation du cylindre était restée rigoureusement constante pendant toute la durée de l'inscription : on peut cependant admettre que cette condition se trouve presque toujours remplie à très peu près, même pour un cylindre qu'on fait tourner & la main , à cause de la petitesse de cette durée. En tout cas, on pourra toujours déterminer l'accélération ou le retard que la vitesse de translation du papier aura subis pendant cette seule oscillation, en mesurant Toscillation qui la précède et celle qui la suit, et Ton aura ainsi le moyen de faire les corrections nécessaires.

L'emploi des diapasons très graves, tels que celui de 10 v. d., auquel il faut recourir lorsque les expériences exigent une rotation tellement lente du cylindre que les vibrations écrites des diapasons plus aigus ne paraîtraient plus sufQsamment séparées, donne lieu à d'autres difficultés. Lorsqu'on veut se servir d'un diapason d'une faible masse, les branches en sont si minces par rapport à leur longueur que la durée de la période d'oscillation peut déjà être influencée d'une manière sensible par l'amplitude. En outre, il arrive facilement que des battements se produisent entre les deux branches, notamment si Ton donne au diapason une position horizontale et un plan d'oscillation vertical, parce qu'alors la pesanteur, agissant sur les deux branches dans le même sens, accélère la vibration de l'une pendant qu'elle retarde celle de l'autre. Lorsque, au contraire, on fait usage de diapasons plus massifs, auxquels il faut alors donner des dimensions encombrantes, l'installation et la fixation de ces diapasons en regard du cylindre devient fort incommode, et il vaut alors mieux recourir à la disposition imaginée par M. Marey, qui, au lieu de les faire écrire di-

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rectement, les fait agir sur un lambour à levier inscripteur ^ A cet effet, on dispose, devant Tune des branches du diapason, une petite capsule fermée par une membrane, dont Tin térieur communique par un tuyau de caoutchouc avec Tair contenu dans le tambour à levier. La membrane de la capsule est reliée à la branche du diapason de manière qu'elle est forcée d'en suivre les mouvements. Le va-et-vienl de la membrane se transmet, en agissant sur l'air de la capsule, jusqu'au tambour à levier, et la membrane qui porte le levier reçoit ainsi les mouvements opposés & ceux qui sont imprimés à la membrane de la capsule.

Les diapasons les plus habituellement employés par les physiologistes sont ceux de 50, de 100 et de 500 v. d., mais pour les expériences d'acoustique, on emploie de préférence les diapasons de 64, de 128 et de 256 v. d., qui tous les trois répondent &un ut^ tonique d'une gamme.

Pour toutes les expériences dont la durée n'excède pas une minute, le plus simple sera toujours d'ébranler le diapason par un coup d'archet et d'inscrire ses vibrations pendant qu'il résonne encore. Mais lorsque les expériences doivent se prolonger pendant un temps plus long, il devient nécessaire d'entretenir les vibrations du diapason chronographe par des moyens artiflciels empruntés soit & l'acoustique (par l'emploi d'un diapason auxiliaire), soit & l'électro-magnétisme.

Dans le premier cas, un diapason à l'unisson d'un diapason chronographe est fixé & côté ou un peu en avant de ce dernier, de façon qu'il ne reste qu'un petit intervalle entre les deux fourchettes et qu'elles n'occupent ensemble qu'un espace à peu près égal & celui que prendrait un seul diapason avec des branches d'une largeur double; en donnant alors un coup d*archet au diapason auxiliaire,on voit l'autre entrer également en vibration, et le coup d'archet étant répété de temps & autre, le diapason chronographe écrira d'une manière continue. En examinant les vibrations de ce dernier & l'aide du microscope d'un comparateur, je n'ai jamais constaté la moindre perturbation de leur isochronisme pendant les coups d'archet donnés au diapason auxiliaire, et l'observation des figures de Lissajous entre les deux diapasons h l'unisson et un troisième, tous les trois munis de miroirs, m'a toujours donné le même résultat. Il s'ensuit que ce moyen d'entretenir les vibra-

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