SIRÈNE A ONDES DONNANT DES SONS DE BATTEMENTS
supérieur de la deuxième période , qui est encore égal à 1 ; de même les intervalles 8:11 et 8 : 13 ont nettement accusé la présence simultanée des sons de battements supérieur et inférieur^ 3 et 5, 5 et 3.
Pour aider l'oreille dans la détermination exacte des sons produits, on peut encore percer dans chacun des disques des séries de trous correspondant aux nombres de vibrations des sons primaires et des sons de battements (fig. 42), et soufQer alternativement contre ces trous et contre le bord dentelé.
Lorsqu'il s'agit d'étudier un seul intervalle, les disques ainsi préparés en offrent le moyen le plus simple et le plus commode; mais lorsqu'on se propose d'examiner toute une série d'intervalles, et de comparer entre eux les résultats obtenus, il vaut mieux découper les courbes sur des bandes de cuivre que l'on applique sur des roues, de manière à former une surface cylindrique. Chacune de ces bandes peut être découpée sur ses deux bords, et le même axe de rotation peut porter plusieurs roues garnies chacune d'une bande dentelée. La figure 43 montre un appareil de ce genre & quatre roues préparées pour les huit intervalles de la première période (depuis 8 : 9 jusqu'à 8 : 16]; et l'appareil est disposé de sorte que l'axe qui porte ces roues puisse être facilement remplacé par un autre axe garni d'un nombre égal de roues pour les intervalles de la deuxième période (depuis 8 : 17 jusqu'à 8 : 24). On peut encore fixer sur le même axe un disque de sirène à séries de trous correspondant aux nombres de vibrations des sons primaires et des sons de battement qui se font entendre lorsqu'on soufQe contre les bords dentelés. La figure montre la disposition fort simple qui permet de faire parler plusieurs séries de trous à la fois.
La figure de l'appareil ne montre qu'un tube porte-vent à fente étroite monté devant une courbe, mais l'appareil est en effe, muni d'un sommier à tirants, portant huit porte-vent devant les huit courbes, dans le genre de celui représenté dans la figure 65.
Pour obtenir, dans toutes ces expériences, des sons d'une intensité plus grande, il suffit d'augmenter le nombre des porte-vent: mais ces derniers doivent toujours être écartés de toute la largeur d'une période d'ondulations complète. Dans la plupart des cas, on pourra d'ailleurs se contenter de l'intensité qui s'obtient avec un seul porte-vent.
Avec la disposition des sirènes à ondes qui vient d'être décrite, il est clair que, théoriquement, on ne pourrait communiquer à
160 BATTEMENTS D'INTERVALLES HARMONrQUES.
Tair des mouvements ondulatoires correspondant exactement aux courbes contre lesquelles on souffle par le porte-vent, que si la fente avait une largeur infiniment petite et que la vitesse d'écoulement de l'air par cette fente fût absolument constante, ainsi qu'en ont déj& fait la remarque M. Terquem et M. Tœpler. Ces conditions théoriques ne peuvent être complètement réalisées dans la pratique, parce qu'on ne saurait employer ni un réservoir d'air infi-
Fig. 43. Sirène à ondes pour la production des sons de battements.
niment j^rand, ni des fentes d'une largeur infiniment petite, ni des courbes ondulatoires très longues ; il y a cependant lieu d'admettre que les perturbations qui en résultent sont extrêmement faibles, car je n'ai pu les constater par l'analyse directe au moyen de résonateurs. Si Ton croyait néanmoins pouvoir attribuer aux harmoniques engendrés par ces perturbations un rôle quelconque dans la production des sons de battement avec la sirène à