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I résulte de ces observations que, dans beaucoup de cas, l’extrait hypophysaire n’a aucune action sur l’utérus, et MM. Commandeur et Devin écrivent: « Notre impression générale est que le médicament a parfois un résultat remarquable qui explique l’enthousiasme de quel-. ques auteurs; à côté de cela, son action peut être absolument nulle; c’est done un médicament à action incons-
tante ».
Comment expliquer cette différence d’action?
La plupart des expériences que nous avons faites ont été négatives.
Il n’est pas possible pourtant d’incriminer la qualité des produits employés: ils sortaient de maisons différentes justement renommées.
Peut-être faut-il penser à l’ancienneté relative du produit. Pourtant ce produit n’était pas inactif, puisqu'il a dilaté la pupille, puisqu'il a provoqué de la diurèse, puisqu’il a agi sur le cœur.
T1 semble donc, qu’en vieillissant, l’extrait pituitaire perd assez rapidement la propriété qu’il a d’agir sur la contraction utérine, puisqu’au-delà de trois ou quatre semaines il semble déjà ne plus agir. Il conserve cependant son action sur le cœur, les vaisseaux, la vessie. Il se pourrait donc que l’extrait hypophysaire, dont les principes actifs sont encore mal connus, contienne plusieurs substances
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dont une spéciale agirait sur l’utérus, et aurait la propriété de se détruire plus rapidement que les autres.
Cette hypothèse expliquerait pourquoi notre extrait hypophysaire a agi sur le cœur et la vessie, et non sur l’utérus.
Le sexe de l’animal auquel on emprunte l’hypophyse intervient peut-être aussi dans l’action de l’extrait sur la contraction utérine: l’extrait pituitaire agit peut-être différemment suivant qu’il provient d’un mâle ou d’une femelle, suivant que, dans ce second cas, la femelle est gravide ou non. L’état de l’hypophyse n’est, en effet, pas le même dans ces diverses conditions. Depuis longtemps, en effet, L. Comte, Launois et Mulon, Thaon, Erdheiïm et Stumme ont montré, ainsi que nous l’avons dit en parlant de la physiologie, que l’hypophyse s’hypertrophiait pendant la grossesse, changeait de couleur, et revenait peu à peu, vers la fin de la puerpéralité, à des dimensions voisines de la normale. L’hypertrophie de l’hypophyse se reproduit, mais à un degré plus considérable, lors de chaque nouvelle grossesse. Les hypophyses les plus volumineuses se rencontrent chez les multipares.
Cette hypertrophie n’est pas à négliger en ce qui concerne l’animal duquel est extrait le produit à utiliser en clinique.
EM