PRÉSIDENCE DE M. L’ABBÉ CHABOISSEAÜ, VICE-PRÉSIDENT
M. Eug. Fournier, secrétaire, donne lecture du procès-verbal de la séance du 5 avril, dont la rédaction est adoptée.
A l’occasion du procès-verbal, M. Duchartre rapporte quelques faits communiqués récemment à la Société d’horticulture, relativement à la culture des Morilles. —On en a obtenu dans des pots.
M. Coisduval en a vu lever dans des vases à fleurs renfermant de la terre de bruyère que l'on n’avait pas changée depuis trois ou quatre ans. — Un observateur a dit qu’il fallait quinze à dix-huit jours pour le développement complet d’une Morille; — un autre, qu’il
en trouvait tous les jours, à l’endroit de la récolte.
M. Cornu dit que l’on peut concilier ces deux opinions : il a remarqué en effet que les Coprins mettent un mois à se développer, depuis l’apparition du premier point blanc à la surface du sol jusqu’à l’élongation complète, mais qu’il suffit d’un jour pour l’allongement du pédicule. Or, si le développement des Morilles est ana-