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II. Réexposition. — Thème (a), quelquefois varié d'écriture

Pont.

Seconde idée (b) au ton principal, suivie souvent d'une phrase concluante.

Cette forme participe du Lied par le fait qu'elle fait usage de compartiments isolés ou isolables, par le caractère de son thème qui reste unique personnage malgré la seconde idée, tout accessoire. Elle prend à la forme Sonate sa construction tonale mais, par le fait e la juxtaposition immédiate, ou presque, de ses deux expositions, elle participe aussi de l'ancienne forme binaire de la Suite.

La pièce lente joue parfois chez Beethoven le rôle d'une importante introduction placée avant la pièce finale.

3° Lied varié. — C'est de l'ancien double des pièces modérées de la Suite que provient la variation du Lied.'

C'est une succession d'expositions complètes d'un thème unique de forme Lied ou forme binaire, offrant chaque fois un aspect nouveau par la variation rythmique, mélodique ou harmonique de ce thème.

La. place, le rang delà pièce lente n'est pas plus (ixe que sa forme, dans les Sonates de Beethoven.

Le plus souvent elle suit immédiatementda pièce initiale, d'autres fois elle prend sa place et ouvre la Sonate, parfois encore elle suit le mouvement modéré ou s'enchaîne au final.

Sauf dans le cas où elle sert de péristyle à la Sonate et dans celui où, sous forme de variation, le final dépend de la pièce lente, cette pièce est toujours dans un ton voisin du ton principal, mais non dans le ton principal lui-même.

Le mouvement modéré : Menuet, Scherzo, Marche.

Ce fut le plus tenace souvenir de la Suite. Le vieux Menuet, avecson trio, resta, jusque dans les premières œuvres de Beethoven, le type classique de la pièce modérée delà Sonate.

L'origine la plus probable du nom de trio, servant à désigner la partie médiane du menuet ou d'une danse analogue, paraît être l'usage de faire jouer la première partie et son da capo par la totalité des musiciens (tutti), tandis que le milieu n'avait ordinairement qu'un trio d'instruments (deux violons et un alto, ou deux hautbois et un basson, etc.). Nous trouvons dans les Concerts de Bach écrits pour plusieurs instruments concertants avec accompagnement de quatuor à cordes, une application de cette habitude de restreindre l'instrumentation pour la pièce médiane de l'œuvre (dans ce cas spécial Adagio placé entre les Allegro extrêmes). Le tutti est alors interrompu et les instruments récitants concertent entre eux, en /no. C'est là l'origine de la musique de chambre.

Ce plan si simple d'une danse avec son trio subsista plus longtemps que le Menuet, son origine; et la forme Scherzo, qui remplaça le Menuet, garda cette coupe.

Menuet et Scherzo consistent tous deux en deux pièces distinctes, différentes de thèmes, à trois temps le plus souvent, et dans le même ton ou des tons très parents. Après la seconde de ces deux pièces, appelée trio, on reprend la première qui est le Menuet ou le Scherzo proprement dit. Dans le Scherzo, souvent, cette reprise n'est point textuelle et Beethoven ne tarda pas à la modifier dans le sens des réexpositions de Sonate ou de Lied. Parfois une coda concluante s'adjoint à cette réexposition.

Étant donné le besoin instinctif de « variété dans l'unité » inhérent à Beethoven et aux grands génies, le Scherzo allait subir, en ses thèmes mêmes, un agrandissement nouveau.

Beethoven va établir, entre le thème du Menuet et celui du Scherzo, une différence assez sensible. La caractéristique de la plupart des thèmes de Menuet, c'est qu'ils sont formés de petits groupes rythmiques, de cellules dont le sens musical est tout entier contenu dans une mesure à 3/4 (cette mesure réelle ne coïncide pas toujours avec les barres de mesure ; elle va le plus souvent de troisième temps à troisième temps, ou de second à second, rarement de premier à premier).

L'accentuation est donc identique dans chaque mesure, comme le réclamait la danse du Menuet.

Dans le Scherzo, le rythme se compose de plusieurs mesures, chaque mesure n'étant qu'un

temps rythmique. II y a donc inégalité d'accentuation entre les mesures. C'est ce qu'impliquent les indications Ritmo <li tre battute, Ritmo di quattro battute que Ton rencontre dans certains Scherzi, notamment celui de la Symphonie avec chœurs. Le rythme se compose alors de trois ou quatre mesures, devenues de simples temps rythmiques.

La construction générale du Scherzo est celleci :

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