DENIS LEMAISTRE
On remarquera la signature du futur époux. Il écrit Lamothe et non La Mothe, comme l’on fait généralement.
Le surnom de Launay porte à croire qu’Antoine était un des cadets de la famille, et qu’il se sera appelé Cadillac après la mort d’un frère aîné.
Le mariage fut célébré, mercredi, le lendemain de la fête de St Jean-Baptiste, laquelle était chômée à cette époque.
La mention des ficnçailles, qui ne peuvent être que les fiançailles solennelles, nous permet d'ajouter que l'usage de cette cérémonie s'est conservé longtemps dansl'Eglise du Canada.
La simple indication de la ville de Port Royal, où mieux, l’absence de titre fait supposer que Lamothe n'avait à cetle époque aucune charge, ni civile ni militaire. Il serait
venu en Acadie pour son propre compte. Le fait, cependant, demande à être vérifié.
L'âge que suppose M. Rameau se trouve confirmé par l’extrait donné ci-dessus.
Le père de l'épouse était le quatrième fils de Jean Guyon du Buisson, qui avait fait partie de la petite colonie de Giffard. Pendant que £es frères s’établissaient à la campagne — à Beauport, à Château-Richer, à Ste-Famille de l'île d'Orléans — il semble avoir toujours demeuré à Québec, ainsi que son frère, Michel du Rouvray. Il s'était acquis une honnête fortune, car, à sa mort, il possédait une maison en pierre avec un terrain considérabie, sur la rue St-Pierre, sans compter deux fermes de quatre arpents de front chacune, situées à la côte de Lauson. (Archives de lu Prévôté de Québec.) Des dix enfants que lui donne le Dictionnaire Géné- “alogique, quatre seulement vivaient en 1689 : Jacques, François, Thérèse et Joseph. (Archives de la Prévôté de Québec.) Je ne vois pas qu’il : ; pris aucun surnom de terre, comme ses frères ; mais son fils aîné s’appela, plus tard, Sieur du Fresney. Quoiqu’il ne soit désigné que par le titre, relative-
ment modeste, de bourgeois, je crois qu'il occupait dans la société de Québec une position respectée. M, Chartier de