UE
cesse
sau- posposialent tous mis, it-ils isins r au
ent har-
Po, DR
gea de donner une réponse qui ne se fit pas attendre.
La nouvelle du départ de Beauchène s'était répandue dans sa paroisse et ailleurs, et son exemple en avait engagé plusieurs à le suivre. Maïs eût-il jamais ia pensée que la trace encore fraîche de ses pas servirait à guider de nouveaux pionniers de la colonisation ! C'était pourtant bien vrai. Ils étaient à travailler de leur mieux, Morisset et lui, quand ils entendirent dans le lointain des cris de joie. Nos premiers parents dans le paradis terrestre, ne furent pas plus surpris, quand leurs oreilles furent frappées par un langage encore inoui dans ce lieu. Holà ! mes amis, Holà ! mes braves, répétèrent les échos de la montagne. (4) Bien venus, bien venus, leur répondent Beauchène et Morisset. ‘Inutile de dire que les travaux furent suspendus pour fêter l’arrivée de nos braves qui étaient au nombre de seize. Ils venaient de Gentilly et des Grondines, les uns pour voir dun pays, les autres pour s établir : de ces derniers, étaient Joseph Lavigne, Louis Lavigne et Louis Garneau qui paraissait être le chef de la caravane. C'était le 21 mars 1835. |
Oa s'amusa, on rit beauc oup, puis, après avoir bu et mangé, parlé de choses et d’autres, vint la question de savoir où chacun se fixerait pour travailller. Quant à vous, Beauchène, dit Garneau, vous êtes ici le premier,c'est à vous de choisir votre terre, et nous nous mettrons à côté de vous. C'était bien là une manière patriarcale. Abraham et Loth, son neveu, ne faisaient rien de mieux de leur temps. Chacun prit donc ce qui lui convenait, sans difficulté, et l’on promit de s'aider comme des frères, au besoin.
Or le temps du sucre pressait. Que de belles et grandes érables qui n’attendaient que le signal pour
4) Dans les premières années de l’établissement des Cantons de PEst, on désignait généralement la paroisse 4ctuelle de St-Christophe sous le nom de “la montagne ” : les gens disaient généralement : nous avons été à “ La montagne, ” nousirous à “ La montagne.
Ne,
donner à nos colons le nécessaire et l’utile. D'un autre coté, 1l aurait fallu penser à se loger : comment séjourner longtemps dans la forêt, sans abri ! Comme on ne pouvait pas tout faire à la fois, on tint conseil pour examiner les moyens à prendre pour se tirer d’embarras. Toutes choses bien pesées, 1l fut convenu que tous travailleraient à construire une cabane commune et l'habiteraient pour quelque temps. Pour Beauchène, il profita de la bonne volonté des nouveaux venus pour aller chercher, avant la débâcle, sa femme et ses enfants au nombre de six, qu’il avait laissés dans Bécancour.