AVANT-PROPOS. III
par deux portes, dans l'intervalle desquelles étaient ménagés les lavabos des blessés. Au-dessus de l'une d'elles se trouvait une ouverture fermée par un grillage de fer et destinée à activer la ventilation de la pièce . Les corridors étaient éclairés à une extrémité par une large fenêtre ouverte jour et nuit. Les planchers étaient de chêne. Le rez-de-chaussée était disposé pour recevoir, indépendamment de la salle d'opération dont nous avons déjà parlé, une pièce servant de pharmacie et enfin une salle à manger pour les blessés.
Attachant une importance également très-grande à tout ce qui concerne à- la propreté, nous avons donné nos soins à ce que rien ne fût négligé de ce côté.
Le sulfate de fer fut employé comme désinfectant. Nous prescrivîmes l'usage de l'eau phéniquée pour les pansements, à l'exclusion du cérat que nous considérons comme très-pernicieux. Très-attentif au lavage des blessures, nous veillâmes scrupuleusement à ce que le linge fût changé aussi fréquemment qu'il était nécessaire. Des bains chauds étaient apportés dans chaque chambre à certains intervalles réglés. Quant à la nourriture, elle a été toujours abondante et d'excellente qualité.