OBSERVATION XVI
(Due à l’obligeance de M. le Dr Golrat.)
Chorée intense.
B... A., quatre ans. Salle Sainte-Aline, n° 23.
Père rhumatisant.
Mère très nerveuse ayant eu dans son enfance une chorée grave ayant duré dix ans. Au début, elle a été pendant plus de trois mois sans pouvoir parler et plus de six mois à garder lelit à cause de l'incoordination des mouvements.
Depuis son mariage, plus de mouvements.
A eu des rhumatismes.
L'enfant a eu six frères ou sœurs bien portants, une sœur plus jeune morte de méningite, nourrie par la mère de même qu’elle.
Une attaque de rhumatisme articulaire aigu il y a un an.
Le 4 septembre, l'enfant fut prise d’une grande difficulté pour parler, il commença à faire des grimaces et perdit le sommeil. Les jours suivants il tombait fréquemment. Inappétence. Diarrhée,
A son entrée, 22 septembre, incoordination des mouvements rendant la marche impossible. Parole très gênée. Au lit, on est obligé de l’attacher. Troubles digestifs, affaiblissement. Epistaxis. Il est impossible de le faire tenir sur ses jambes.
On lui preserit de l’antipyrine, de la quinine. Il en prend très peu à cause de la difficulté qu’il a pour avaler.
30 octobre. — Faiblesse toujours très grande. Aucune amélioration. On commence à faire des injections de liquide testiculaire. 1/2 centimètre cube d’abord (liquide de Paris).
81 octobre. — Les Sœurs constatent un peu d'amélioration. Le
malade présente plus de force. Il se tient seul sur le vase.
1% novembre. — 2° injection.
8 novembre. — 3° injection. Les mouvements ont diminué beaucoup. On habille l'enfant. Il se tient sur une chaise.
5 novembre. — 4° injection. 1 centimètre cube. L’enfant essaie de marcher de lui-même. Il se tient droit ; encore un peu d’hésitation. Ses jambes vacillent, mais il se tient assis quand on lui donne la main.
8 novembre. — 5°-injection.
11 novembre. — 6° injection.
13 novembre, — 7° injection. L'amélioration est de plus en plus manifeste ; l’enfant marche droit sans aucun appui; il s'amuse avec les autres.
15 novembre. — 8° injection.
17 novembre. — Depuis hier l'enfant perd un peu l'appétit. On suspend les injections. À part cela il va très bien ; il est levé toute la journée.
21 novembre, — La fatigue légère du 17 a complètement disparu.
25 novembre. — Guérison complète.
4er décembre. — L'enfant est renvoyé à sa famille.
NE 4 7e
OBSERVATION XVIII (Due à l’obligeance de M. le D' Colrat.)
Chorée grave.
G..., Louis, huit ans. Père et mère bien portants.
Coqueluche, peut-être méningite.
Une première atteinte de chorée il y a trois ans, à la suite d’une frayeur. Durée, cinq mois, guérison à la suite d’une rougeole.
Début de la maladie actuelle en septembre 1892.
Bien plus intense que la première fois.
La mère dit qu’au début l’enfant ne pouvait pas se tenir debout et avait beaucoup de peine à parler et à avaler.
Entré à la Charité le 25 octobre, On constate une chorée très accentuée, généralisée aux deux côtés.
Mouvements de la face, des yeux, de la langue.
Marche possible, mais hésitante. Écriture impossible.
Au cœur, souffle léger dans la région médio-cardiaque.
1° novembre. — 1" injection (liquide de Paris).
15 novembre. — 6° injection. Aucun résultat. On suspend le traitement quinze jours, et à partir du 28 novembre injection tous les jours.
9 décembre. — 18° injection. Légère amélioration; écriture toujours impossible.
20 décembre. — 28° injection. Il reste encore des mouvements peu marqués. Écriture tremblée, mais lisible.
27 décembre. — 34° injection. Les membres supérieurs seuls ont encore quelques mouvements.
4 janvier, — 40° injection. Guérison complète.
OBSERVATION XIX (Due à l’obligeance de M. le D' Colrat.)
Chorée légère.
C..., ÀA..., onze ans. Père nerveux, a été très alcoolique autrefois. Mère morte de phtisie. Trois sœurs nerveuses. Antécédents personnels nuls.
Le 26 octobre, à la suite d'une frayeur, mouvements choréiques aux membres supérieurs ; puis les membres inférieurs ont été pris. Mouvements surtout marqués à gauehe. Rien au cœur.
5 décembre. — 1° injection.
9 décembre. —- 3° injection. Écriture facile. :
42 janvier. — 13° injection. Amélioration lente jusqu’à maintenant. L'enfant cesse de venir se faire faire des injections.