OBSERVATION XXI
(Due à l’obligeance de M. le professeur agrégé Roque.) Chorée
T. R..., dix ans et demi. Entré le 4 février.
Chorée intense datant de cinq jours, sans cause connue.
Pas d’antécédents rhumatismaux ou nerveux. Injections de Brown-Séquard dès l’entrée, tous les deux jours avec la solution Jacquet au 1/10.
D'abord trois injections de 1/2 centimètre cube.
Puis sept injections de 1 centimètre cube.
Pas d'amélioration : l'intensité de la chorée a augmenté d’une façon très nette.
24 février. — Traitement à l’antipyrine.
80 février. — Amélioration assez appréciable.
Les injections n’ont jamais provoqué d’accident local en général.
OBSsERVATION XXII (résumée).
(Due à l’obligeancc de M. le professeur agrégé Roque.)
Chorée.
R... Louise, onze ans. À fait deux séjours à la Charité. Premier séjour, 10 octobre 1890 au 9 décembre 1890.
RGO IZ
Chorée de moyenne intensité, de cause inconnue,
Quelques élévations de température.
Sortie sans aucune amélioration appréciable. Ni rhumatisme ni cardiopathie.
Pas de traitement institué.
Deuxième séjour, 25 octobre 1892.
Récidive de la chorée après guérison complète, avec prédominance très nette dans le côté droit.
Une crise d'hystérie caractéristique.
Traitement. — 25 octobre-26 décembre. — Antipyrine, 3 grammes par jour, pas d'amélioration.
26 décembre-21 janvier. — Arséniate de soude 0,003. Pas de modification.
21 janvier-24 février. — Injections de Brown-Séquard. Tous les deux jours une injection, les trois premières fois de 1/2 cntimètre cube, puis de 1 centimètre cube de la solution Jacquet lau 1/10. Il n’y à pas eu d’accident local autre qu’une égère douleur. Les deux premières injections ont coïncidé avec une élévation de la température jusqu’à 39 degrés.
Aucune amélioration.
Le 26 février, la malade a pris une angine dont elle a guéri. La chorée s’est ameliorée dès l'apparition de l’angine et l’amélioration a persisté depuis.
OBsERVATION XXIII
(Due à l’obligeance de M. le professeur Teissier.)
L..., Clotilde, quarante trois ans, rentière, entre salle Montazet, n° 14, le 14 janvier 1893.
Ancienne syphilis. Hystéro-neurasthénie.
Rein mobile (droit).
Pas d’antécédents.
Tempérament nerveux. Assez bien réglée
Crises d’hystéries à plusieurs reprises.
As) Me
Il y a dix-huit ans, enfant à terme. Depuis quelque temps, cet enfant prend des crises convulsives.
Scarlatine. Un an après, deuxièmes couches.
Puis la malade eut la syphilis et coup sur coup deux fausses couches survinrent. x
Depuis, pas d'accidents spécifiques. Chagrins.
Ces derniers temps, la maladie de son fils a beaucoup aggravé son état.
À son entrée, elle se plaint surtout de phénomènes variés, tels que sensation de pesanteur sur le vertex. Douleurs dans les reins. Sensation de torsion dans les membres inférieurs. Douleur brusque à l’occasion des mouvements au-dessous des fausses côtes droites.
Sensation de boule. Troubles intellectuels et hypocondrie. La malade se croit menacée de folie.
État général bon. Appétit capricieux.
Rein mobile à droite pouvant être perçu ordinairement.
Ovaralgie. Anesthésie pharyngée. Zone hystérogène au creux épigastrique.
Rien au cœur. Rien aux poumons.
Pas d’albumine.
On traite la malade par les injections de liquide testiculaire. Au bout de la quatrième injection, une amélioration considérable s’est produite.
La malade n’a plus ses phénomènes de torsion dans les membres inférieurs. Plus d’insomnie, L'état mental est devenu absolument normal.
Elle demande à sortir, se sentant, dit-elle, à peu près guérie.
2 février. — Depuis le 1°", la malade porte une ceinture de Glénard. Sortie.
Dans ce cas, l’amélioration est considérable et rapide. L'effet des injections est indiscutable.
d. Pe 8
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