Choix des donneurs
Ce choix comporte
a) L'identification du groupe sanguin;
b) La surveillance médicale;
c) Une enquête discrète sur la moralité du donneur.
a) Idenlificalion du groupe sanguin.
Nous insisterons sur la rigueur qu’exige l'identification du groupe sanguin avant d’être retenue. Nous ne l’avons admise qu'avec l'expérience et croyons utile de le soutenir devant les débutants.
Nous avons adopté la méthode de Beth-Vincent complétée par la contre-épreuve dite méthode de Tzanck. Cette réac- Lion est répétée trois fois, avec des sérums étalons de souches différentes
Sérum du Centre de l'Hôpital Saint-Antoine de Paris.
Sérum de l'Hôpital Saint-André de Bordeaux.
Contrôle confié au Laboratoire Servantie de Bordeaux.
Cette précaution nous à prémunis contre toute erreur d’une manière rigoureuse.
La technique est très simple. Nous opérons de la façon qui nous fut apprise au Laboratoire de l'Hôpital Saint-André, à Bordeaux. Sur des lames porte-objet de microscope, préparées à l’avance (portant une étiquette et les chiffres II, III, IV, régulièrement espacés le long du grand bord) on place trois grosses gouttes de sérum étalon correspondant à ces chiffres, et trois petites gouttes de sang à identifier, prélevé au lobule de l'oreille, ou à la pulpe du doigt du sujet. On utilise les qua-
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tre angles d’une seconde lame de verre pour mélanger successivement le sang et le sérum, en ayant soin d'éviter tout contact entre les sérums des groupes différents.
Il est désormais inutile d’insister sur la lecture et l’interprétation des résultats : le mélange est homogène si sang et sérum sont compatibles. Il prend l’aspect très caractéristique de brique pilée, s’il y a agelutination.
Les hématies du donneur universel {groupe IV) n’agglutinent avec aucun des sérums étalons. On en trouve 42%,
Les hématies du receveur universel (groupe 1) agglutinent en présence des trois sérums étalons mis en réaction; on en trouve 1 à 2%.
Les hématies des autres groupes agglutinent en présence des sérums, à l’exception de celui du groupe homologue, dont l'identité les définit. Dans ces derniers cas la contre-réaction au sérum [V, proposée par Tzanck, donne toujours une agglutination. On trouve respectivement 46% de groupe IT et 10% environ de groupe III.
Nous employons indifféremment :
la notation de Moss (groupe I, IT, III, IV) ou la notation internationale (AB, AB, B«, Oxg).
Nous ne dirons rien de plus des autres travaux concernant les groupes sanguins, considérant leur intérêt encore trop théorique, pour entrer dans le cadre de cette étude sommaire.
b) La surveillance médicale.
L'identification du groupe sanguin ainsi pratiquée, il reste nécessaire de soumettre le donneur à un examen clinique complet, portant principalement :
Sur ses antécédents ;
Sur le dépistage des maladies transmissibles par le sang (syphilis et paludisme):
Sur le dépistage de la tuberculose et des affections du sang.
Cette visite médicale est exigée tous les six mois.
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c) Une enquêéle discrèle sur la moralilé du donneur.
Elle est très importante pour garantir la valeur des examens sérologiques d’un contrôle à l’autre et prévenir toute idée de mercantilisme. |