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de la Croix des Cosaques, de Nauteuil-le-Haräduin et Copierres-sur-Ept. Je pensai donc qu’il en était de cette fosse comme de la platymèrie, qu’on ne la trouvait exceptionnellement que parce qu’on la recherchait sur un nombre insuffisant de squelettes.
Je repris donc les fémurs sur lesquels j'avais étudié la platymérie et je fus surpris de la rencontrer sur une très grande quantité de fémurs adultes, rarement très nette, il est vrai, mais très fréquemment plus ou moins marquée.
Voici le tableau que j'ai pu dresser. après examen
de 120 fémurs adultes des deux sexes:
60 fémurs — O — fossette très nette — 2 — ASSEZ — — 6 | — {trace Sn OT 60 fémurs — OO fossette très nette — 1 MR ed 7 — trace — 14.
Il résulte de ce tableau comparatif qu’elle est plus fréquente chez l’homme que chez la femme dans la proportion de 48 0/0 et 35 0/0, et qu’en éliminant les cas cù elle n'existe que três peu marquée, elle se présente encore dans la proportion de 13 0/0 environ sur
les fémurs modernes. Si nous rappelons que le D' Ber-
taux ne l’a rencontrée qu’une fois eur 47 sque- lettes, ce qui donne seulement une moyenne de 2.2 0/0, nos chiffres, on le voit, se rapprochent beaucoup plus des moyennes trouvées sur les fémurs préhistoriques, respectivement égales à 38 0,0 chez les Guanches des îles Canaries, «et 36 0/0 pour les fémurs d'Orrouy. Nos recherches confirment aussi le fait observé sur les fémurs des Canariens, à savoir que cct'e fosse existe plus fréquemment sur les grands fémurs. Ceci ressort d’ailleurs du seul fait qu’elle est plus fréquente chez l’homme que chez la femme, dont Je fémur est en moyenne de 3 cent. » plus court que celui de l’homme.
Jusqu'à présent rous n’avons constaté la présence de la fosse hypotrochantérienne que sur des fémurs adultes. Cependant une chose nous avaït frappé lors &e nos recherches sur les fémurs préhistoriques, car suivant leur ge elle apparaissait plus ou moins nette. Assez bien marquée et relativement fréquente sur les petits fémurs, à épiphyses cartilagineuses, elle s’accentuait d'autant mieux que les fémurs se rapprochaient de l’âge de l’adolescence, alors que les épiphyses sont formées, maïs non encore soudées, tandis qu’elle devenaït plus rare et surtout moins nette sur les fémurs âgés.
Cette évolution me parut intéressante et je voulus la