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CHAPITRE IV

PLATYMÈRIE

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De toutes les particularités du fémur la plniymèrie est certainement la plus intéressante et aussi la moins étudiée dans nos traités classiques. Ce caractèi'e longtemps méconnu et dont il est seulement lait mention dans les récents ouvrages de MM. Testut (Lyon, 1889) etPoirier (Paris, 1893), fut signalé pour la première fois par M. Manouvrier, dans un mémoire lu au Congrès International d’Anthropologie préhistorique de Pans

Sa présence sur les fémurs préhistoriques. — C'est en examinant des fémurs provenant de la grande sépulture néolithique de Crécy-en-Brie, puis des fémurs néolithiques de Nanteuil-le-Harduin, et de divers autres dolmens, et aussi un grand nombre de fémurs des Canaries, que M. Manouvrier reconnut ce caractère.

dont on s’est peu occupé jusqu’à ce jour dans les traités d’anatomie à l’usage des médecins, sans doute parce qu’il n’avait été relevé que sur des fémurs préhistoriques.

Sa présence sur les fémurs modernes. — Cependant il me paraissait que ce serait le complément nécessaire de toute étude sérieuse sur le fémur, que de consacrer un chapitre à ce point intéressant, si on devait retrouver ce caractère sur les fémurs modernes. Je le recherchai donc sur le plus grand nombre de fémurs qu’il me fut possible et je fus assez heureux pour retrouver la platymérie parfaitement caractérisée 22 fois sur 60 fémurs d’hommes, et 12 fois sur 60 fémurs de femmes.

Cette fréquence relative me témoignait que, quelque atténuée qu’elle soit aujourd’hui, la platymérie est loin d’avoir disparu. Que dès lors elle revêt un caractère anatomique important, et qu’à ce titre je puis en faire entrer l’étude dans le cadre de cette thèse, comme variation morphologique du fémur.

Qu’est-ce que la platymérie ? — Dans son premier mémoire sur la question, M. Manouvrier dit que ce caractère consiste en un aplatissement antéro-postérieur du tiers supérieur deladiaphysedu fémur, principalement au-dessous du petit trochanter, et de la saillie non constante désignée sous le nom de troisième

trochanter. L’aplatissement est parfois si prononcé qu il arrive à modifier la forme du fémur plus que la platycnémie celle du tibia. Au lieu de présenter une forme plus ou moins arrondie, la portion indiquée du fémur peut être décrite comme n’ayant plus que deux faces, l’une antérieure, l’autre postérieure, limitées par deux bords, l’un interne et l’autre externe.

Platymèrie antéro-poslérieure. — C’est là le type de la platymèrie antéro-postérieure, dans lequel le diamètre transversal de l’os l’emporte sur le diamètre antéropostérieur. Nous verrons qu’il existe un deuxième type de platymèrie, dans lequel les diamètres se comportent à l’inverse des précédents.

Indice de platymèrie. — Au point de vue comparatif, il était important de représenter numériquement ce degré d’aplatissement du fémur. A cet effet, M. Manouvrier a mesuré les deux diamètres transverse et a'ntéro-postérieur, au niveau des points où ils étaient respectivement le plus large et le plus étroit, et appelé indice de platymèrie le rapport centésimal du diamètre antéro-postérieur sur le diamètre, transverse.

Diam. A. P. X ^OO

-= indice de Platym.

Diam. Transv.

Nous donnon^ici une échelle des variations de cet indice (Manouvrier). Ne tenant pas compte des indi-

ces supérieurs à. 100; nous voyons qu’au-dessous, ils varient dans des proportions considérables, suivant les races et aussi suivant leur antiquité.- Que d’autre part cet. indice;, est. exprijjié par un chiffre d’autant plus, faible.,que, le diamètre transverse est plus considérable, ou queJe diamètre antéro-postérieur est plus petit,-

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