‹ Quelques points de technique de la diathermo-coagulation du pôle supérieur de l'amygdale palatineChapitre 12 sur 26 · CES · texte numérisé non relu

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Sans vouloir insister sur les indications de la diathermo-coagulation, qui sont actuellement discutées par ce fait même que les diverses interventions chirurgicales sont excellentes et ont depuis longtemps fait leur preuve, et que la diathermo-coagulation n’est pas sans danger, nous pensons que cette méthode peut

Nos

s'appliquer à la généralité des amygdales pathologiques de l'adulte. On peut l’étendre à celles de quelques enfants pourvu qu’ils soient assez raisonnables pour en supporter l’application immobiles, sans être maintenus.

Nous ne reconnaissons guère à cette méthode qu’une contre-indication, celle des trop grosses amygdales (gigantesques) dont la réduction demanderait trop de séances; et peut-être le cas où un large débridement du pilier antérieur et une section étendue du voile, nécessaire au dégagement de l’amygdale, provoquerait une douleur post-opératoire telle, que celle de lamygdalotomie ou de la totale n’y ajouterait que peu. On voit que ces contre-indications sont assez rares et toutes relatives. Il en est de même de la pusillanimité et de la nervosité de certains sujets qui peuvent gêner l’opérateur pendant l’application du traitement et qui s’exagèrent les phénomènes réactionnels; quelques encouragements et une première application légère les rassurent; de tels malades préfèrent du reste « un traitement électrique » à « une opération ». Enfin si la répétition des séances est une gêne pour certaines personnes, elle est compensée par ce fait que les occupations habituelles ne sont pas interrompues, c’est un traitement ambulatoire.

Quoi qu’il en soit, nous avons surtout eu à faire à des adultes; aux affections les plus fréquentes au niveau de leurs tonsilles : amygdalites cryptiques et caséeuses, angines et phlegmons à répétition. En fait, dans la plupart des cas diathermo-coagulation et mé-

thode sanglante peuvent être mises en parallèle et sont employées suivant le tempérament de l’opérateur. Lorsqu'il y a contre-indication à l'intervention sanglante la diathermie s'impose : « chez les hémophyles, les malades ayant dépassé la cinquantaine, les artérioscléreux, les rénaux, les diabétiques, les débilités » (G. LAURENS) ; dans les cas de sclérose amygdalienne, de moignons fibreux soudés à la loge c’est une méthode de choix.

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