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Quelques principes d'économie rurale [microforme]

SOMMAIRE.— Introduction au présent article. But des entreprises agricoles. — Utilité de la science de l'économie rurale. .; ‘finition de l'économie rurale. Facteurs externes de l'agriculture—La j'pulation. L'Etat ou le gouvernement.—L'Association.— Les charges sociales et l'esprit publie. Le débouché. Facteurs internes de l'agriculture. Le capital.—Le travail. La terre. — Les combinaisons eulturale..— La culture. — La culture extensive. — Culture des céréales. Culture fourragère.— Culiure mixte.— Conditions nécessaires au auccès de ces divers genres de culture. Comptabilité agricole.

Introduction au présent article

L'expérience de tous les jours nous démontre que sous un même climat, dans une même localité, sur un même sol, les cuitivateurs sont loin d'obtenir les mêmes résultats dans un même genre de culture. Elle nous démontre de plus que si bon nombre de cuitivateurs ne réussissent que peu ou pas du tout dans leur cu:ture, cela est 0 surtout au manque de méthode, de système, entin de connaissance des principes qi rég:ssent l'économie rurale et conséquemment de mise en application de ses principes. Partant de là, nous avons cru devoir, pour répondre à l’'invitat'on reçue de Messieurs les Missionnaires agricoles d'assister À leur convention annuelle tenue à Rimouski, les 19 et 20 juillet dernier et d'y donner une conférence, préparer quelques notes sur l'économie rurale, comme sujet de cette conférence.

Plusieurs missionnaires agricoles présents ayant manifesté le désir d'avoir le texte de cette conférence, nous leur avons promis, vu que ce texte ne consistait qu'en notes éparses, d'en

faire uvre rédaction suivie pouvant se publier duns les colonnes du “Jrurnal d'Agriculture.’ C'est en vue de l'accomplissement de cette rromesse une nous commençons aujourd'hui, la publication du présent article.

But des entreprises agri.oles

Toute entreprise agricie 7 peur but de fournir, pour la conso at'on des mativres anhrnles où v(. :ta'es, afin de permett:+ : l'humanh: de remplir la missis , 5e Dieu lui impose sur la terre, veuvre qui rend {udispensable le sout'en de la vie matérielle, par l'alimentation. Ces matières sont fournies par la culture qui se fait d'après des principes relevant de sciences nombreuses telles que la botanique, la chimie, la géologie, la minéralogie, ia physique, la zoologie, etc., principes que met le cultivateur en pratique sans, le plus souvent, avoir la moindre notion de ces sciences.

Utilité de la science de l’économie rurale L'ensemble des principes dont il

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vient d'être question et leur mise en

Hcation constituent une science

‘clule qui est celle üc l'économie rurale. On comprend fac!lement que, si un cultivateur qui ne “onnaît pas e pe gs li be Em n'en application que par empirisme, par expérience seulement, saus théorie, ni raisonnement, vient à bout de faire une culture qui lu!

donne certain profit, celui qui connaît ces principes, ne sera-ce que d'une manière élémentaire, sera en mesure dans sa pratique agricole, de faire de bien plus grands profits, parce qu'il marchera à pas sûrs dans la voie qu'il parcourt, jalonnée qu'elle est par les rêgles de cette ecience qu'on appelle l'économie rurale.

Définition de l’economie rurale

Voyons donc ce que c'est que cette science ; afin de pouvoir en faire une exposition claire et succincte aux cultivateurs avec qui nous sommes constamment en contact.

# L'économiei rurale,” nous dit Jousier, l'auteur qui a écrit le plus récemment, et le plus j'ertinemment à notre avis, sur cette science, en s'inspirant des travaux antérieurs des grands économistes qui se nomment Quesnay, de Serres, Young, de Lavergne, Thaër, Royer, Lecouteux et tant d'autres (1) “ l’économie rurale est la branche de ls science agricole qui enseigne la manière dont il faut régler les rapports des divers éléments composant les ressources ädu Cultivateur, soit entre eux, soit vis à vis des personnes pour assurer la plus grande prospérité de l'entreprise.”

La science de l'économie rurale a donc pour but d'apprendre aux cultivateurs à produire avec profit. D'après cette définition, l’on doit admettre que cette science est purement industrielle,

à per . 6" € ©

(1) Economie rorale, par Etienne Jougier, Paris. Librairie J .B. Baillère et Fils, 19, rue Hautefeuille, près du Boulevard St-Germain, 1908, cartonné, 6 frs. : as

Facteurs externes de l’agriculture

L'étude de l'économie rurale nous amène À examiner d’abord le milieu social où s'exerce l'agriculture, c'est- -à-dire les facteurs externes de l’agriculture qui sont : la population, l'Etat ou, comme nous disons ordinairement, le gouvernement, l’associaee les charges sociales, le débou-

La population

À ce premier point de vue, le cuiltivateur qui vert bien savoir ce qu’il doit faire pour réaliser des profits dans sa culture doit se rendre compte du nombre et de la condition de la population qui attend de lut sa subsistance. S'il est dans un endroit sans débouché et à population peu nombreuse, il ne doit pas produire rlus qu’il ne lui faut pour se nourrir et approvisionner la petite, et souvent pauvre population qui l'entoure.

En agissant autrement, il ferait une dépense inutile de travail et de temps pour produire de grandes quantités d'aliments végétaux ou animaux qu'il serait obligé de garder ou de vendre sans profit. Il doit plutôt, dans un tel cas, diriger son travail dans le sens du développement de sa région par l'ouverture de voiles de communication qui en facilitent l’accès à plus de population et assurent un débouché plus facile à ses produits. Si, au contraire, la population de sa région est composée de telle manière qu'une grande partie de cette population a besoin de ses produits, ou bien, si des industriels y établissent des industries demandant ces produits, alors, il pourra ca les grandes entreprises agricoles ;

Nous pouvons citer À l’appui de ce qui vient d'être dit, au sujet de la population comme l'un des facteurs externes de l'agriculture, ce qui s’est passé il y a quarante ou cinquante ans au Lac-St-Jean et à Manitoba.

Ces deux régions de la Puissance ne

comptaient qu’une population peu nombreuse et n'avaient que peu de voies, et de forts difficiles voies de communication avec les régions limi-

trophes, Aussi, les premiers colons de ces deux régions, tout en ayant les mêmes excellentes terres qu'ils ont aujourd'hui avaient-ils toujours un fort surplus de blé dont îls n’avaient que faire. Ils ont travaillé de toutes leurs forces À se faire des chemins vicinaux, à créer des voies ferrées, à utiliser leurs lacs et rivières Pour la navigation et, aujourd'hui, ces deux régions sont les greniers, l’une de la province de Québec, l'autre de la Puissance et toutes deux inondent l'étranger de leurs produits.

L'Etat ou le gouvernement

a —— doit savoir profiter ce gouvernement, par l’autorité 4 mandataires du peuple qui le constituent, est capable de faire Eee Jui, en Jui aidant à développer es systèmes nouveaux en agriculture, à maintenir les associations qui facilitent l'exploitation de nos ressources agricoles, telles que les sociétés d'agriculture et autres. D'un autre côté, le cultivateur ne doit pas trop compter sur cette aîde, mais marcher d'après sa propre initiative, autant que possible, afin de n'être pas trop dépendant de l'in'tintive des autres qui, quelquefois, sont trop lents à l'exercer. à

A ce point de vue, nous nous demandons comment il se fait que l’on rencontre tant de cultivateurs qui ne sont pas enrôlés dans les rangs de nos cercles agricoles et autres sociétés auxquelles Je gouverement donne généralement des octroig généreux qui remboursent amplement la souscription des membres de ces sociétés.

L'association

la longueur nécessaire, le poids de la pierre sera facile à balancer et

l'obstacle aura vite disparu, Toute réunion de plusieurs efforts produit des résultats impossibles à obtenir par l'effort isolé d’un seul homme, dans l'ordre prysique et dans l'ordre moral, et cela est vrai en agriculture comme dans toute autre industrie.

Le cultivateur doit done avoir l'esprit d'association et faire partie de toutes nos sociétés, telles que cercles agricoles, sociétés d'agriculture, d'horticulture, de pomo'ogie, d’industrie laitière, forestière, d'élevage de bétail, syndicats d'inspection de fabriques de beurre, et de fromage, de vente de ces produits, etc.

Les charges sociales et l'esprit public

De cet esprit d'association, découle l'esprit public qui porte le cuit:vateur À s'acquitter de bonne grâce de toutes les charges qui lui incombent sous l'empire des lois municipales et autres, telles que l'entretien des chemins, des cours d'eau, le paiement des taxes municipales et scolaires, les devoirs de voisins, la destruction des mauvaises herbes, etc.

Il nous fait peine d'avoir à constater ici combien fait défaut l'esprit public parmi notre population agricole, Pour n’apporter qu'un exemple à l’appui de cette assertion, nous ne mentionnerons que l'extrême apathie de nos cultivateurs pour l’entretien des chemins et des routes. Notre province est réputée être l’une de celles qui ont les plus mauvais chemins et il faut malheureusement admettre qu'elle mérite cette réputation. Et, pourtant, s'il est une chose proprk à rendre une région ([prospère, c'est bien le bon entretien des chemins.

Le cultivateur qui est rempli d'esprit public accomplit bien et volontiers toutes les charges auxquelles il est sujet. En s'acquittant de ces charges qui sont des devoirs obligeant la conscience, il travaille À facilter la distribut'on des richesses qu’accumule l’agriculture, contribue À assurer la prospérité nationale, favorise le débouché et fait oeuvre de bon citoyen. Û ET

Le débouché

En cinquième lieu, dans l'étude des cinq facteurs externes de l’agriculture que nous sommes à faire, vient le débouché. faut que la production qui doit être le fruit du travail du cuitivateur corresponde au besoin et ce besoin se manifeste sur les marchés a

À constituen principaux débouchés par où s'écoule la richesse agricole, Cette question de débouché doit donc toujours être à l’ordre du jour. L'étude des marchés est nécessaire au point de vue de la demande, du prix possible À obtenir, de la concurrence, enfin de tout cc qui peut affecter les profits. C'est cette étude qui a amené chez nous le développement de l’industrie laitière, de celle du bacon, pour le march4 anglais qui nous offre un débouché énorme et constant pour les produits de ces deux industries. C’est encore elle qui nous a amenés à nner continuellement l’indust te laitière, afin de soutenir la concurrence que nous font, dans cette ligne, les colonies australiennes et le Danemark C'est ella qui fait se développer dans des proportions considérab'es la culture fruitière pour l'exportation et la culture maraîchère, dans les environs des grandes villes comme Montréal,

‘ Toronto, etc., dont la consommation

des produits de cette culture va toujours en augmentan+.

Facteurs internes de l’agriculture

Après avoir considéré les cinq facteurs externes qui se présentent les premiers dans l'étude de l’économie rurale, nous allons maintenant voir quels sont les facteurs internes de l'agriculture qui doivent être pris en considération. Ces facteurs internes sont : le capital, le travail, la terre.

En face de ces trois facteurs, il importe que le cultivateur connaisse bien les principes qui les gouvernent, s'il veut faire une culture intelligente et profitable, car ce sont les rapports de ces trois facteurs internes de l’agriculture. avec les rinq facteurs externes indiqués plus haut qui amè-

nent les combinaisons culturales dont dépend le succès de l'agricuiture et dont il sera questions plus loin.

Le capital

Si un cultivateur veut se rendre compte du profit qu’il peut retirer de

Xp s'applique d'abord à connaître ce qu'est le capital qu'il a engagé où qu'il peut engager dans cette explottation, afin de pouvoir calculer le pour cent de profit proportionnel à ce capital qu’il peut en espérer. Pour cela il lui faut commencer par savoir ce que c'est que le capital agricole.

On entend par capital tout produit de l’industrie humaîne propre à la consommation immédiate pour eatisfaire À un besoin, ou À être consacré à un nouvel acte de production. Le capital se crée donc par le travail et s’accumule par l'épargne. L'épargne est un devoir moral car, de même que nous bénéficions du capital-épargne de ceux qui nous ont précédés, de même, nous devons À notre tour, faire bénéficier ceux qui nous suivront du capital amassé par notre

argne.

Le capital agricole affecte plusieurs formes. Il y a d’abord le capital foncier, tel que les défrichements, les bâtiments, chemins, clôtures, qui donnent de la plus value au domaine.

Puis, il y a le capital d'exploitation qui se divise en capital domestique comprenant les meubles, lingerie, habits, etc., et en capital industriel comprenant les outils, instruments, véhicules, animaux, et les produits directs de la terre, fourrages, grains, semences, engrais, etc.

A part de l’importance de se rendre compte du profit possible à réaliser avec son capital, le cultivateur doit encore connaître la valeur de ce capital à un autre point de vue non moins inportant, celui de pouvoir limiter ses entreprises agricoles aux ressources que lui offre ce capital.

Le travail

Pour mettre en oeuvre son capital le cultivateur doit recourir au travail qui n’est rien autre chose que l’action des facultés de l’homme appliquées

à la production. Ce travail chez le cultivateur doit être d'abord, et à l'encontre de ce que l'on croit géné-

son exploitation.

Le travail auxiliaire dont il vient d'être question évoque le problème des salaires. Nous disons “ problème,”

soin pour se faire valoir. Aujourd’hui, le travailleur cherche à donner

cherche à payer le moins possible pour le travail qu'il requiert. Or, le coût du travaii doit toujours être calculé en rapport avec les profits possibles à retirer de l'exploitation qui l’emploie, et c'est à la solution de ce problème ainsi posé que doit constamment travailler le cultivateur.

La terre

Comme le travail s'applique directement ou indirectement à la terre, en ce qui concerne le cultivateur, il importe que ce dernier soit bien au courant de tout ce qui touche à ce troisième facteur interñie de l’économie rurale. Nous supposons d’abord que cultivateur est maître de son sol,

t permanemment comme propr'é-

taire, soit ‘temporairement (comme métayer ou fermier. Dans notre pays le métayage et le fermage sont plutôt des exceptions que la règle, car le

principe primordiai que doit avoir vue le cultivateur quant A sa terre, c'est celui d'en retirer du profit en

proportio:

terre auprès d’une grande ville, st elle est d’une fertilité moyenne, aura une valeur beaucoup plus grande que si elle était située dans une paroisse

que de l’avoine ou n'eti récolter que du foin.

Le cultivateur doit prodiguer à sa terre tous les soîne qu'elle exige pour donner un maximum de production. Sielle a besoin d’un

A des amendements j pratiqués, 11 les lui appliquera ; si son sous-s01 est particulièrement riche, il y fera des labours de défoncement. Enfin, le cultivateur doit travailler à mettre sa terre en mesure de répondre toujours par un maximum de profits aux dépenses de ca- et de travail dont elle aura été ’objet.

Les combinaisons culturales

Voici arrivé le moment, dans notre étude de l’économie rurale, d'attirer

l'attention Kfu cultivateur sur les combinaisons culturales qui lui fournissent l'occasion d'appliquer les principes qui régissent les cinq facteur externes et les trois facteurs internes de l'agriculture que nous venons d’étudier. :

Lorsque le temps est venu, pour le cultivateur, de déterminer quelle culture il doit entreprendre pour tirer le plus gand profit possible de sa ferme, il lui faut mettre en oeuvre d’abord son jugement pour choisir la combinaison culturale qui lui convient le mieux. Quelle que soit la combinaison qu'il choisisse, elle devra être subordonnée à la nature du climat de sa région, du sol qu’il possède, de la main-d'oeuvre qu’il peut se procurer, du débouché offert aux pro-

duits.Cette subordination nécessaire le met en face de deux de culture : la culture ve, la cuitrre extensive.

La culture intensive

Dans notre province la culture intensive n'est praticable qu'auprès des villes ou des centres manufacturiers dans lesquels viveut des populat'ons

produisant absolument

temps qu'on a fait le et de laitue. Puis Ja pommes de terre récoltées prise par des navets, du célcri des choux d'hiver. Cette pièce

dit

ses ë

que ce système demande, premièrement, une forte application d’en-

ment,. un débouché certain et continu sur les marchés des villes.Cette culture intensive ne peut donc être pratiquée que par un nombre relativement restreint de cuitivateurs. Elle peut encore se pratiquer avec avantage pour la fourniture de fruits et de légumes aux fabriques de conserves alimentaires.

La culture extensive

La culture extensive demande une bien plus grande étendue de terre

qu’il n’est yas envahi par

vaises herbes et tant qu’il ne donne pas de signes d’épuisement. Néanmoins, l’on entrevoit déjà le moment où ce sol, apparemment inépuisable, exigera d’être soumis à une rotation régulière «ni forcera son propriétaire à le soumertre À la culture mixte.

Culture fourragère

Les vieilles terres de la province de Québec qui ont été soumises au régime de la culture des céréales pendant une longue succession d'années en sont rendues à ce point, depuis longtemps, et il a fallu recourir à la culture fourragère ou à la culture mixte pour les ramener à leur ferti- Hté première. Cette culture fourragère s’est faite, en premier lieu, la production de Ia viande.

cette industrie nous a échappé, deyuis

pour Mois,

l'Ouest canadien et américain. Nous l'avons remplacée depuis vingt-cinq ans, par la culture fourragère en vue de Ja production du lait. Production de fourrage secs, de fourrages verts, de pâturages d’ensilage, sont les traits caractéristiques de cette culture et ils ont permis à l’industrie laitière, dans notre province, de prendre un déve:oppement prodigieux.

Culture mixte

Ce dernier système se développe dans certaines régions de notre pro-

vince comme compagnon obligé de l'industrie laitière, surtout dans les centres nouvaux de pe ve La, le cultivateur produit du beurre et du fromage pour l'exportation, puis des céréales et des fourrages pour l’adimdntation des cheveux employés dans les exploitations forestières et enfin il ajonte À la cuiture de ces derniers produits celle des racines et games pour l’élevoge et l’engraissement des animaux destinés à l’almentation des hommes employés dans ces mêmes exploitations forestières. On trouve de plus, dans ce système de culture mixte, l'exploitation, encore peu développée, de l’industrie du bacon pour l’exportation.

Conditions nécessaires au succes de ces divers genres de culture

Quelle que soit la combinaison culturale choisie, le cultivateur doit se mettre dans toutes les conditions exigées par cette combinaison, s’il veut l2 mener à bonne fin. Pour bien faire comprendre le principe que nous rosons en ce moment, nous akhons vrendre un exemple dans une industrie familière à tous, dans notre pro-

vince : l'industrie laitiène. (Pour bien réussir dans cette industr.e, le patron qui s’y livre doit d’abord cultiver les plantes fourragères qui conviennent bien au climat et au sol et œæ en quantité suffisante pour garder un nombreux troupeau de vaches.

Ceci implique la culture de graminées variées et de diverses légumineuses pour les prairies et pâturages.

11 doit encore garder les vaches qui conviennent le imfeux à notre climat et à nos pâturages la vache canadienne se placant au premier rang à ces deux points de vue. Il doit de plus, par une sélection judicicnse, ne garder que les meilleures laitières possibles. Puis il doit s'appliquer à fournir un lait de toute première qualité à la fabrique qu'il patronne, et exiger que cette fabrique soit un

établissénent de première clasæ.

Sur ce dernier point, nombre de cuttivateurs ont de grands reproches à se faire. Ils sont causes, très souvent, que des petites fabriques qui n'ont nulle bonne raison d'exister

surgissent à côté de bonnes fabriques et deviennent des sources de fabrication de mauvais beurre et de mauvais fromage. Pis :ae cela encore, on voit aujourd'hui grand nombre de patrous æ retirer des fabriques pour faire chez eux, au moyen de og vf ges À bras, du beture presque tou jours de pauvre qualité afin d'éviter, par mesquinerie, de payer le prix de fabrication À la fabrique. Le fait que l’on possède un centrifuge à bras n'implique pas la science de la fabrication du beurre, et, même dans le cas où l'on écrème chez soi porter la crème À une fabrique, l’on fait encore grand tort À notre industrie laitière en général,en ce sens qne À venir jusqu’A présent, si l’on excepte quelques rares fabriques, le beurre de crème provenant de cen

à bras est un beurre inférieur et impropre à l'exportati:

Comptabilité agricole

Lorsque le cultivateur a déterminé

à quelle combinaison culturale 11 donne, pour tous les motifs mentionnés plus haut, la préférence 1} doit procéder À l'organisation de son exploitation, en régulariser l'aiministration pour arriver ensuite à la réalisation des profits, but ultime de son entrepris. Pour cela, il lui faut tenir une comptabilité régulière sans quoi ii ne peut constater ses insuccès s’il en a, que lorsqu'il sont assez accentués pour qu'il ne soit plus temps d'y rémédier.

Si l'on pouvait incuiquer à chaque

cultivateur le petit résumé que nous venons de faire des principes de l'6 comonie rurale, l’on verrait vite bon nombre d'habitants qui végètent aujourd’hui sur des terres pes Arret de donner de bons profits si elles étaient bien cultivées, rebrousser chemin, quitter la voie de la routine qui les conduit à l’insuccès et s’engager dans celle qui, grâce à la mise en application des règles qui régissent la culture raisonnée, les conduirait infadliblement à j’aisance.

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