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FN Dee L'examen des tableaux précédents m'amène à formuler quelques conclusions relatives à chacune des questions considérées dans cette étude de la conservation des eaux distillées aromatiques :
1° Teneur en essence. — Dans tous les cas, il y a perte en essence, mais cette perte est plus considérable dans les flacons conservés à la Iumière que dans ceux conservés à l’obscurité, plus considérable également dans les flicons en vidange que dans les flacons pleins. Enfin, cette perte s’accentue avec le temps.
2° Indice d’acidité. — In flacons pleins, les variations observées sont de peu d’importance. En fläcons en vidange, l’indice d’acidité augmente; cette augmentation, peu sensible après un mois de conservation, est au contraire très nette après trois mois. La lumière et l’obscurité ne paraissent pas influer sur ces résultats.
3° Indice d’iode. — En flacons pleins, on observe une faible diminution de l’indice d’iode. En flacons en vidange cette diminution est un peu plus sensible et s’accentue légèrement avee le temps. L'exposition à la lumière ou à l’obscurité ne paraît pas avoir grande importance.
4° Indice de MnO*K. — Cet indice montre une tendance manifeste à l’élévation, dans tous les modes de conservation, aussi bien à la lumière qu’à l’obseurité, aussi bien en flacons pleins qu’en flacons en vidange.
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CONCLUSIONS a
Sous forme de conclusions, Je vais mettre en évidence les idées générales qui se dégagent de mon travail.
Dans une première partie, j'ai étudié le dosage des essences dans les eaux distillées aromatiques; J’at montré, en particulier, les critiques d'ordre pratique susceptibles d’être faites au procédé de Raxwez. J'ai été amené à modifier celui-ci pour le rendre exécutable dans une officine moyennement outillée et j'ai décrit, avec détails, la technique du mode opératoire nouveau.
L'application de ce procédé m'a permis de donner en un tableau les quantités d’essence contenues dans les eaux aromatiques (officinales où non) d’origine sûre, résultats qui peuvent servir de base pour l’essai des échantillons commerciaux.
La deuxième partie applique d’abord aux eaux distillées aromatiques la détermination de l’indice d’acidité et de l’indice d’iode, déjà connus, mais précisés encore dans leur exécution. J’v ajoute l’étude d’un indice non adapté jusqu'ici à cette forme pharmaceutique: l’indice de permanganate.
Ces trois indices ont été déterminés dans les mêmes eaux aromatiques que ci-dessus et ont fourni des chiffres intéressants, pouvant être considérés comme caractéristiques de ces eaux,
Enfin, dans une troisième partie, je rapporte les expériences effectuées sur la conservation, durant un et trois mois, des eaux distillées aromatiques, maintenues à la Jumière ou à l’obscurité, en flacons pleins ou en flacons en vidange. Cette conservation provoque des modifications dans la teneur en essence, l’indice d’acidité, l’indice d’iode et l’indice de permanganate. Toutefois, c’est la perte en essence qui fournit les chiffres les plus probants. On ne constate qu’une légère augmentation de l’indice d’acidité, une faible diminution de l’indice d’iode et une tendance très nette à l’élévation de l’indice de permanganate. Cette étude me permet cependant d’étendre à toutes les eaux distillées aromatiques la conclusion à laquelle avait abouti M. le Professeur Asrruc pour l’eau de laurier-cerise: les hydrolats doivent être conservés à l’abri de la lumière, en bouteilles pleines, de petites dimensions et parfaitement bouchées. C’est avec ce mode de conservation que j'ai, en effet, observé le moins de modifications dans la teneur en essence et les indices étudiés.
Je souligne, en terminant, l’importance des résultats: obtenus en ce qui concerne soit la recherche des falsifications (substitution de l’eau de feuilles d'oranger à l’eau de fleurs, de l’eau de géranium à l’eau de rose), soit l’évaluation de l’ancienneté d’une eau distillée pharmaceutique.
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