‹ Quelques réformes dans les écoles primairesChapitre 44 sur 51 · XXV. G. BoiYiN (77, boulevard de BelleviUe · texte numérisé non relu

XXV. G. BoiYiN (77, boulevard de BelleviUe

Excellent style; beaucoup d'ordre et de méthode. Idées très nettes et observations très judicieuses. L*enfant ne met en relief que les détails importants et donne de la valeur à toutes les choses qu*il décrit. L*ensemble du travail est des plus distingués, tant au point de vue de la forme que du fond. II révèle une intelligence remarquable et appelle sur l'enfant un intérêt particulier et une sollicitude qui ne sera certainement pas déçue. Ce travail mérite presque d'être donné en lecture, soit comme modèle, soit comme délassement aux enfants des écoles , NM9 l/«

cantonale tient à prouver son intérêt aux enfants des écoles en leur accordant une somme à peu près égale à celle de la Caisse des écoles et destinée à leur procurer des ouvrages scientifiques et littéraires.

Votre Commission pense, en outre, qu'afin de stimuler le zèle des excursionnistes présents et futurs, il y a lieu de communiquer aux directeurs et aux élèves des écoles sinon le Rapport présenté à la délégation cantonale, du moins le tableau de classement des compositions relatives au voyage de vacances.

S'il est juste et naturel de juger l'arbre d'après ses fruits et d'apprécier la valeur d'un essai d'après ses résultats, il est incontestable que ce voyage a produit les meilleurs effets et qu'il faut demander à la direction de l'enseignement primaire de continuer dans l'avenir les voyages de vacances, en les multipliant et en les améliorant.

Votre Commission émet le vœu que, pour cette année, il y ait un moins, grand nombre d'élèves

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confiés à la direction d'un seul maître, et que la délégation appelée à voyager soit divisée en deux groupes.

Ainsi que le demande M. Iluré dans son Rapport, 15 élèves sous la direction de deux maîtres (un directeur et un adjoint) pourraient partir quelques jours après la distribution des prix; et 15 autres élèves, confiés également à deux maîtres, se mettraient en route après la rentrée des premiers.

En second lieu, il serait bon que l'administration s'entendît, à l'avance, avec les directeurs des collèges et des lycées, pour offrir l'hospitalité aux enfants dans des établissements publics appartenant à l'Etat, ou aux départements, ou aux communes. Cette mesure serait de nature à ménager les finances de la Ville et permettrait de ne pas faire coucher plusieurs enfants dans la même chambre, et quelquefois dans le même lit, comme cela a eu lieu dans le voyage accompli en 1880. Ne pourrait-on pas organiser avec certains départements un service d'échange, et la Ville de Parla

ne pourrait-elle pas offrir dans ses établissements aux enfants de la province l'hospitalité que la province offrirait aux enfants de Paris ? Il y a là un ordre d'idées sur lequel nous prenons la liberté d'insister auprès de la direction de l'enseiseignement primaire.

En troisième lieu, nous demandons que le voyage ne soit ni trop long ni l'itinéraire trop chargé. C'est une grande fatigue pour les enfants de se déplacer trop souvent et de n'arriver dans une ville que pour la quitter quelques heures après. De cette manière, les excursionnistes font un grand nombre de lieues, mais sans profit physique ou moral : on les lasse sans les instruire et on les accable sans éveiller leur imagination ou distraire leur esprit. Il faut que des voyageurs en bas âge, peu accoutumés à quitter leui' ville ou leur foyer, puissent de temps en temps se reposer et se recueillir; il faut que les maîtres chargés de les conduire ne soient pas, plus que leurs élèves, surmenés et hors d'état de leur fournir les renseignements et les leçons dont

leurs jeunes compagnons de route ont si grand ^ j besoin.

En résumé, Messieurs, votre Commission pense que les \oyages de vacances, surtout avec les quelques modifications qui viennent d'être indiquées, sont de la plus grande utilité au triple point de vue intellectuel, physique et moral; qu'il y a lieu d'en étendre les bienfaits à toutes les écoles de garçons et de filles; et que, grâce à eux, beaucoup d'enfants peuvent être produits au jour et prouver des aptitudes que le déplacement seul met en lumière.

Votre rapporteur croit ne pouvoir mieux terminer son travail qu'en empruntant à un des jeunes voyageurs cette pensée aussi noble que bien exprimée : « C'est en apprenant à connaître son pays qu'on apprend à l'aimer ! »

des filles et celui des garçons, rue Saint-François de Sales et ba.ilevard de l'Hôpital, la cantine est commune, c'est-à-dire la nourriture s'y fait en commun pour les garçons et les filles, mais elle se distribue par des guichets ouverts sur chacun des préaux.

Dans les écoles où il n'y avait pas de pièce qu*on pût disposer commodément pour servir de cantine, on a construit un cloisonnement dans une des travées du préau et le fourneau y a été installé. Mais il est toujours difficile et quelquefois presque impossible d'établir des cantines après coup; car il faut la plupart du temps adosser au mur des tuyaux pour les fourneaux (on n'en trouve presque jamais en attente), et souvent alors ces tuyaux arrivent à traverser des pièces soit dans les appartements des directeurs, soit dans de belles classes qu'ils déparent.

On devra donc, pour l'avenir, prévoir toujours dans les constructions neuves, l'établissement d'une cantine.

Les divers systèmes d*éducation appliqués aux enfants de dix à douze ans se réduisent, en réalité, à deux : i" le système de récole annexée à la fabrique ou à Tatelier ; ^ le système de récole de demi-temps, publique ou privée.

Le premier des deux systèmes est de beaucoup le meilleur. Partout où il a été appliqué, il a parfaitement réussi : dans les ateliers et les manufactures de TÊtat *, dans le personnel ouvrier des manufactures des tabacs, dans les grandes compagnies indus- 1 trielles, dans les industries privées, etc. — Il soustrait Tap-

I prenti aux tentations du vagabondage, sa vie se passant tout

i entière dans Tenceinte agrandie de Tatelier. Il rapproche les

£nfants des patrons et concourt ainsi à établir entre eux des rapports de mutuelle confiance. 11 permet de diriger renseignement en vue de la profession. C'e^t une dépense, sans doute, mais une dépense productive. On nous citait récemment un grand industriel du centre de la France qui, pour assurer la fréquentation dej'école établie dans son usine, accordait une prime de 30 centimes par jour à tout apprenti présenta la classe, et Ton ajoutait que l'amélioration morale et intellectuelle obtenue des enfants par ce moyen avait eu, sur la quantité et la qualité du travail industriel fourni, des effets largement rémunérateurs. C'est un procédé appliqué depuis longtemps dans les ateliers d'imprimerie de M. Chaix, où les enfants, chaque fois qu'ils viennent en classe, touchent un jeton de présence de 10 centimes. A la vérité, il ne faudrait pas abuser de ce mode d'encouragement. Il serait profondément regrettable qu'on en pût tirer la conséquence qu'il ne suffit pas que l'école ne soit plus payante, et qu'il faut, pour ainsi dire, qu'elle soit payée. Les patrons ont à leur disposition bien d'autres formes de récompenses. En citant ces exemples, j'ai voulu seulement indiquer que les sacrifices faits par les industriels pour assurer l'éducation des apprentis au sein de l'atelier sont profitables à tous les intérêts.

Les seules conditions indispensables dans cette organisation, pour qu'elle porte ses fruits, sont : en premier lieu, que la part

1. Bulletin de statistique et de législation coniparëe (2« année, mars 1878, p. 164 : de V Instruction primaire).

titulaires au prorata du nombre des classes comprises dans chaque service.

Art. 5. — Les médecins inspecteurs devront être pourvus du diplôme de docteur d'une Faculté de TÉtat; ils seront nommés par le préfet, d'après une liste de présentation dressée à l'élection par les médecins de Tarrondissement, à Paris, et par les médecins de chaque canton, dans les arrondissements de Sceaux et de Saint-Denis.

Cette liste devra comprendre un nombre de noms triple de celui des places à instituer.

Art. 6. — La durée du mandat conféré aux médecins inspecteurs des écoles et des salles d'asile est fixée à trois années.

En conséquence, tous les trois ans, il sera procédé dans les arrondissements de Paris et dan^ les cantons des arrondissements de Sceaux et de Saint-Denis, à l'établissement, par voie d'élections générales, des listes de présentation à soumettre au préfet.

Art. 7. — En cas de vacance, entre deux élections générales, d'une ou plusieurs places de médecin inspecteur, le préfet de la Seine pourra charger provisoirement de la fonction un des candidats précédemment proposés, et mettra les médecins de l'arrondissement, à Paris, et du canton, dans les arrondissements de Sceaux et de Saint-Denis, en mesure de procéder, sous bref délai, à une présentation régulière.

Les médecins nommés dans les intervalles des élections générales n'exerceront leurs fonctions que pendant le temps qui restait à courir du mandat de leur prédécesseur.

Art. 8. — Les arrêtés de nomination seront insérés au Bulletin officiel de l'Instruction primaire et au Recueil des actes administratifs de la Seine.

Art. 9. — Toute école ou salle d'asile devra recevoir deux fois par mois la visite du médecin inspecteur, sans préjudice des visites qui lui seront demandées dans les cas urgents. Celuici inscrira sur un registre spécial déposé dans chaque établissement, et qui sera tenu constamment à la disposition du maire, de l'inspecteur de l'instruction primaire et des délégués canto-

M. Chaix. Nous avons cité ailleurs ceux de MM. Lemaire, Savard, Leclaire, Hamelin, Glaye, etc. *. »

Un nouvel et excellent exemple a été donné, Tannée dernière, par M. J. Hayem, qui a ouvert une école d'atelier, après avoir établi la théorie de Tinstitution elle-inôme dans un Mémoire justement apprécié 2.

On ne peut attendre de la petite industrie les mêmes sacrifices. Ils ne seraient en rapport ni avec ses forces ni avec ses besoins, chaque atelier n'entretenant qu'un petit nombre d'apprentis. Mais des syndicats pourraient être formés en vue de I créé des écoles communes à une même industrie, dans les

! mêmes conditions de direction d'études et de surveillance. Ils

I permettraient d'utiliser des ressources que l'isolement rendrait

i impuissantes, d'autant plus aisément que les ateliers de la petite

industrie sont groupés, en général, dans les mêmes quartiers. Et c'est ici que l'autorité scolaire, d'accord avec les pouvoirs municipaux, peut être appelée à prêter un concours efficace. Le Conseil municipal de Paris est entré depuis plusieurs années dans cette voie. D'importantes subventions pour seconder l'éducation des apprentis sont accordées à la Chambre syndicale de la bijouterie et de l'orfèvrerie, à la Société paternelle des enfants employés dans l'industrie des fleurs, à la Société de patronage des enfants de l'ébénisterie, etc. Ainsi aidées, les écoles syndicales ont, comme les écoles d'atelier, cet avantage que l'industrie y reste maltresse de l'affectation des ressources dont elle dispose et qu'elle peut, avec une grande flexibilité, les appro-

enfants. Dans toute localité où quelques illettrés ont dtc exclus des ateliers cet exemple a suffi pour ramener les familles au sentiment du devoir.

Si de tels résultats ne se sont pas réalisés partout, il faut s'en prendre plutôt aux habitudes générales de la population ouvrière qu'à la résistance des chefs d'industrie. Ce qu'il convient d*exciter, c'est donc la lonable ému-^ lation des familles d'ouvriers ; ce qu'il faut obtenir, c'est leur conviction et leur coopération active

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