Notre-Dame, I, 166; Du Breul, p. 10 et suivantes
carlovingien de Hercandus1. C'est peut-être dans Sauvai qu'il a trouvé le nom de Biscornette 2. Ailleurs (I, 213) il montre « ce grand image de saint Christophe, que la figure sculptée en pierre de messire Antoine des Essarts, chevalier, regardait à genoux depuis 1413 lorsqu'on s'est avisé de jeter bas et le saint et le fidèle. » C'est Du Breul qui l'a renseigné (p. 10). Du Breul indique le nombre de cloches que contiennent respectivement les deux tours et le petit clocher. Il donne les noms des huit grosses cloches et mentionne même la cloche de bois « laquelle on ne sonne que depuis l'apres dinee du Jeudy absolut jusques au matin de la vigile de Pasques » (p. 9). Dans un autre passage (p. 952), racontant la vie et la mort de Jean de Montagu, fondateur de l'abbaye de Marcoussis, il nous apprend que le dit seigneur « donna à l'Eglise nostre Dame de Paris l'une des plus grosses cloches nommée Jacqueline, comme avoit nom la femme dudit de Montagu. » Victor Hugo a tiré parti de tout cela dans les chapitres où il montre la passion de Quasimodo pour ses cloches3. Dans la description de l'hôtel Saint-Pol, plusieurs détails pourraient être reconnus dans Sauvai à propos de plusieurs palais différents, l'hôtel Saint-Maur, l'hôtel Saint-Pol, le Louvre, le Palais v. La description de Montfaucon est faite d'après Sauvai, que Victor Hugo d'ailleurs cite dès les premières lignes et dont plusieurs fois dans ce passage il reproduit exactement le texte 5.
Dans le vieux Paris que Victor Hugo nous montre du haut des tours de Notre-Dame, dans lequel il nous promène à la suite de ses personnages, et aussi dans les détails cités pour une raison quelconque, on reconnaît toujours son extrême souci de l'exactitude. Il nous montre l'excellent pavé de Philippe-Auguste, « magnifique dallage rayé pour les pieds des chevaux au milieu de la voie
1. Notre-Dame, I, 166; Du Breul, p. 7; voir aussi Sauvai, I, 372.