‹ Quentin Durward operacomique en trois actesChapitre 10 sur 82 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

LE ROI, TRISTAN, QUENTIN, endormi.

LE ROI, s’appuyant sur Tristan.

Ainsi donc, compère, si l’on en croit ta nouvelle connaissance, ces bons Liégeois n’attendent plus qu'un signal?..

TRISTAN

Oui, sire.

LE ROI

Et c’est du donjon du Plessis-lès-Tours qu’ils voudraient le voir partir ?

TRISTAN

Le bonhomme me Ta dit en propres termes.

LE ROI

Pâques-Dieu !.. un joli ambassadeur, qui va semant sur la route les secrets de sa mission !

TRISTAN

Je ne lui en ai pas laissé un seul

LE ROI

II mériterait qu’on les lui fît rentrer dans le gosier !

TRISTAN

J’ai sur moi tout ce qu’il faut pour ça»

LE ROI

Non ! pas de violences. Je les ai en horreur... quand elles sont inutiles. — Tu dis qu’il sollicite une audience?

TRISTAN

Il a remis sa demande au garde-clefs de la grande poterne.

LE ROI

Bien !.. As-tu revu le Bohémien?

TRISTAN

Pas encore ; mais s’il n’est de retour, il ne tardera pas... et je trouverai sa réponse à l’endroit convenu.

LE ROI

Veille àce que je l’aie promptement. — Maintenant, compère, pensons aux femmes qui sont là, et voyons ce que nous ferons de ces deux folles. Je ne puis les garder plus longtemps dans ce pavillon de chasse et près de cette auberge : les mauvaises langues du pays seraient capables de s’égayer à mes dépens.

14 qüentiN purward.

Entrons ! (il «e dirige vers le pavillon et s’arrête en voyant Quentin endormi.) Qu’est cela, Tristan ? un homme endormi à leur porte !

TRISTAN

Quelque voyageur fatigué.

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