‹ Quentin Durward operacomique en trois actesChapitre 45 sur 82 · ACTE n · texte numérisé non relu

ACTE n

CRÈVECCEUR.

Et secret !

J’ajouterai furieux!.. indigné !.. affamé !.. voilà tantôt vingtquatre heures que je suis à jeun... et que j'attends une réponse qui n'arrive jamais.

CRÈVECCEUR, à part.

Ah! ah! lui aussi!

PAVILLON

Voyons, Monsieur, metfez-vous à ma place! vous voilà envoyé extraordinaire... comme moi... on vous laisse tout seul.,, dans un coin... sans plus s’occuper de vous que d’un... comme moi, exactement ! *

CRÈVECCEUR, avec colère.

Eh! Monsieur!

PAVILLON

Bon ! cela vous indigne! cela vous fait bondir!... j’en étais sûr...

CRÈVECCEUR.

Plus qu'un mot... c’est un conseil que jqdésire vous donner: un conseil d’ami.

PAVILLON

Ah ! que je suis donc charmé de vous avoir rencontré !

CRÈVECCEUR.

Vous apportez de Liège, au rui Louis, des nouvelles secrètes?

PAVILLON, baissant ta voix.

Je désire que cela n’aille pas plus loin... tout est prêt!

CRÈVECCEUR.

A merveille I

Un mot du roi, et, en dépit de la Bourgogne, nous aurons bientôt reconquis tous nos privilèges.

/ CREVECCEUR.

Eh bien ! une fois hors d’ici, prenez garde à certaine bannière aux armes du Haiuaut.

pavillon.

Celle, peut-être, de ce damné Bourguignon?

CRÈVECCEUR.

Précisément, car si ceux qui la portent vous rencontraient.

tout envoyé extraordinaire que vous soyez, ils vous pendraient sans rémission.

PAVILLON

Vous croyez qu’ils auraient cette audace?

CREVECCBUR.

Ils l'auraient !

PAVILLON

Sur les terres du roi de France!

CRÈVECŒÜR.

Aussi vrai que je m’appelle Philippe de Crèvecœur!

Ah ! (Crètecœur «ort p«r le fond. — Trietan est entré sur la dernière réplique.)

Page 1