‹ Quentin Durward operacomique en trois actesChapitre 56 sur 82 · BALLADE · texte numérisé non relu

BALLADE

A travers la nuit Orageuse et sombre.

Pâle comme une ombra, '

La reine s’enfuit!

Un page fidèle

Qui dormait près d’elle

Se réveille au bruit.

11 cache ses larmes.

Prépare ser armes.

S’échappe et la suit.

« Beau page, dit la reine,

« Pourquoi suis-tu mes pas?

« — C’est, répond-il tout bas,

« C’est l'amour qui me mène :

a Ne me chassez pas ! a CHOEUR.

En cette vie Qui n’a qu’un jour.

Tout est folie.

Même l’amour !

LB ROI

Fous!., laissez-le... son page m’intéresse.

|(a Quentin.)

Que devient-il?., ainsi que sa princesse?

QUENTIN

Au détour du val

Parait dans la brune,

Tout couvert d’écume.

On homme à cheval!

Il brandit sa lance,

Blasphème et s'élance Et frappe en vainqueur...

Le page succombe,

Il soupire et tombe La mort dans le cœur!

(Isabelle fait un mouvement. — Le roi observe Quentin pendant qu’il achève.) « Pauvre enfant, dit la dame,

« Je cause ton trépas!

a — Adieu, dit-il tout bas,

« Je vous donne mon âme,

« Ne me plaignes pas !.. »

CHOEUR

En cette vie Qui n’a qu’un jour.

Tout est folie.

Même l'amour!

(Crèvecœur paraît an fond, couvert de son armure, suivi de ses chevaliers et de son page , qui porte son casque.)

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