SCÈNE III
Les mêmes, PAVILLON, LE MAUGRABIN, RISPAH, amené* et
tenus par des soldats bourguignons, DAMIEN.
PAVILLON, au fond, en se débattant.
Vous vous trompez. Messieurs, il y a erreur, je demande à m'expliquer.
CRÈVECCEÜR.
Qu’est-ce donc?
DAMIEN
Des gens fuyaient à travers la campagne, ceux-ci vers la Meuse, celui-là vers la ville, nous les avons arrêtés tous.
LESLY
Des Liégeois, des rebelles, sans doute ?
PAVILLON, s'avançant.
Au contraire !... Les Bourguignons n’ont jamais eu de partisan plus dévoué que moi.
CRÈVECOEDR.
Ce n’est pas ce que vous disiez au château du Plessis-lès- Tours, monsieur l’envoyé extraordinaire.
PAVILLON, à part.
Ciel!
CRÈVECCEÜR.
Ou vous avez bien changé d’opinion.
PAVILLON
Complètement , Monseigneur , complètement... et j’espère apprendre bientôt au roi Louis et à ces coquins de Français...
CREVECCEÜR.
Les Français sont nos alliés.
PAVILLON.'
Ah ! pardon... j’igporais... j’arrive...
LESLY
Et le roi Louis XI est maintenant le meilleur ami de la Bourgogne.
PAVILLON
Un grand roi, Messieurs, un très-grand roi... un peu en dessous... mais à cela près...