‹ Querelles de philosophes: Voltaire et J.-J. RousseauChapitre 219 sur 334 · janviei* 1765. A du Peyrou · texte numérisé non relu

janviei* 1765. A du Peyrou

2. 27 août 1764. Lettres inédites, par Bosscha. Amsterdam, 1878.

vail Duclos, que l'archcvôque en solliciterait la publication s*il le connaissait K »

En apprenant ces rigueurs, Jean-Jacques reconnaît aussitôt la main du patriarche : « M. de Voltaire, tout puissant auprès du duc de Prasiin et de son frère, niande-t-il à Rey, est Tennemi le plus implacable que j'aie, et que puisse avoir la bourgeoisie de Genève; ainsi tout est contre nous, hors le droit, la justice et la vérité. Et qu'est-ce que tout cela vis-à-vis de l'intrigue et du crédit"? »

Le scandale que les Lettres de la montagne avaient soulevé retentit jusqu'à Neufchâtel où les sarcasmes contre la religion réformée et les pasteurs de Genève excitèrent l'indignation génémlc.

Bientôt Rousseau apprit qu*on étatt sur le point de prendre des mesures non seulement contre son dernier ouvrage, mais encore contre une édition de ses écrits dont il projetait l'exécution.

Vers la fin de 1764, en effet, il avait conçu l'idée de publier une édition complète de ses œuvres ; un libraire nommé Fauche se mil à la tête de l'entreprise et forma même une société dans ce but. Mais comme à Neufchâtel on pouvait craindre « la pédanterie » des ministres, on eut l'idée d'établir l'imprimerie près de Motiers. Jean-Jacques espérait que la vente de cette édition le mettrait pour le reste de ses jours à l'abri du besoin.

Page 1