‹ Querelles de philosophes: Voltaire et J.-J. RousseauChapitre 51 sur 334 · Fin de · texte numérisé non relu

Fin de

*2 Voir lu note 2 de la page 84.

Dans tous les cas, si l'auteur de Candide fut prévenu, il n'en laissa rien paraître, et soit par calcul, soit pour toute autre raison, ses sentiments d'affectueuse amitié pour Jean-Jacques n'en parurent nullement altérés. Déjà, en 1755, il l'avait vivement pressé de le venir voir et de partager avec lui sa petite retraite des Délices. En 1759, il renouvela son offre. Jean-Jacques était malade, accablé d'ennuis, il ne savait trop où s'abriter, car il avait quitté l'asile donné par Mme d'Epiiiay et n'avait pas encore été recueilli par. la maréchale de Luxembourg; c'est le moment que choisit Voltaire pour lui offrir Thospitalité. Il faut reconnaître qu'après ce qui s'était passé entre eux la conduite du patriarche ne manquait pas d'une certaine générosité :

a Quand je sus qu'il avait beaucoup d'ennemis à Paris, écrit-il, qu'il aimait comme moi la retraite, et que je présumai qu'il pouvait rendre quelques services à la philosophie, je lui fis proposer par M. Marc Chappuis, citoyen de Genève, dès l'an 1759, une maison de campagne appelée VErmitage*^ que je venais d'acheter. »

On a nié cette offre amicale et nous croyons que c'est à tort. Il est vrai que Rousseau ne répondit pas à la proposition transmise par M. Marc Chappuis, il est vrai qu'il n'y fil aucune allusion, il est vrai que peu de temps après il adressait à Voltaire une lettre inju-

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