‹ Quesnay et la PhysiocratieChapitre 76 sur 88 · XIV V · texte numérisé non relu

XIV V

Qu'on favorise la multiplication des bestiaux: car ce sont eux qui fournissent aux terres les engrais qui procurent les riches moissons.

Que les terres employées à la culture des grains soient réunies, autant, qu'il est possible, en grandes fermes exploitées par de riches laboureurs ; car il y a moins de dépense pour l'entretien et la réparation des bâtiments et à proportion beaucoup moins de frais et beaucoup plus de produit net dans les grandes entreprises d'agriculture que dans les petites. La multiplicité de petits fermiers est préjudiciable à la population. La population la plus assurée, la plus disponible pour les différentes occupations et pour les différents travaux qui partagent les hommes en différentes classes, est celle qui est entretenue par le produit net. Toute épargne faite à profit dans les travaux qui peuvent s'exécuter par le

moyen des animaux, des machines, des rivières,

etc., revient à l'avantage de la population et de l'État, parce que plus de produit net procure plus de gain aux hommes pour d'autres services ou d'autres travaux.

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