‹ Question de l'alcoolChapitre 105 sur 121 · THE NATIONAL DRINK BILL · texte numérisé non relu

THE NATIONAL DRINK BILL

élections. Son œuvre de spoliation était faite dans l'intérêt du parti libéral : et quoiqu'il soit maintenant, le premier ministre d'un ministère conseri-ative, il a continué sa politique contre la brasserie.

Dans son discours du 23 février 1917, abordant la question de l'alimentation, il a déclaré qu'il ne se placerait pas « au point de vue de la tempérance » : mais il a dit avec enthousiasme : En 1914, on avait consommé 36.000.000 standard barrels; en 1916, 26.000.000 : et il a déclaré : « C'est impossible pour nous de garantir l'alimentation de ce pays sans une réduction portée à 10.000.000 de barils ».

Le Food supply committee avait évalué la capacité alimentaire des 26 millions de barils de la manière suivante :

Matières premières.

Albuminoïdes.

Calories.

tonnes

métriques

millions

Orge

(iiuau d'avoine.

Sucre

Employées dans la fabrication de la bière, ces matières premières auraient donné :

AlLuminoïdes.

Calories, millions.

Soit en moins. . .

Ou

Mais le rapport déclare que « cette comparaison est sujette à des sources d'erreurs considérables » : il en explique les causes.

Ce n'est pas possible d'utiliser directement pour l'alimentation humaine toutes les matières qu'on utilise en brasserie. L'avoine moulue ne pourrait pas donner plus de 60 p. 100 de son poids en farine.

Et le committee arrive à ce résultat. Si la brasserie était prohibée, les matières employées donneraient pour l'alimentation humaine :

Substances albuminoides. Millions de calories.

Par conséquent, dans la brasserie, sont utilisées 93,3 p. 100 des substances albuminoides et 83 p. 100 des calories contenues dans les matières premières. Il n'y aurait d'utilisés dans l'alimentation directe que 68,5 p. 100 des substances albuminoides et 71,7 p. 100 des millions de calories. Leur emploi dans la brasserie donne donc : substances albuminoides en plus 23,8 p. 100 et calories 11,3 p. 100.

Les restrictions de M. Lloyd George, aboutissaient donc à une diminution de la valeur alimentaire des grains disponibles.

Le rapport ajoute que l'avoine et les autres grains qui ne seraient pas employés dans la brasserie seraient donnés aux bestiaux et surtout aux porcs.

Mais l'ouvrier anglais s'est fâché ; et le 2 juin le gouvernement a décidé d'augmenter de 33 p. 100 la quotité de la fabrication de la bière pendant l'été ; c'est une augmentation de 50 p. 100, si elle s'applique à de la bière légère. Le 5 juillet, la Chambre des Communes a approuvé.

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